Écrire Un militant a été expulsé et risque la torture

Mohamed Hassan Alim Shareef, militant politique soudanais, a été expulsé de l’Égypte vers le Soudan le 9 octobre. Des agents du Service national de la sûreté et du renseignement (NISS) l’ont arrêté à son arrivée au Soudan. Il est actuellement détenu au siège du NISS, à Khartoum-Nord. Amnesty International le considère comme un prisonnier d’opinion, détenu uniquement pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression.

Mohamed Hassan Alim Shareef (également connu sous le nom de Bushi), ressortissant soudanais de 33 ans et militant politique, a été arrêté dans son appartement au Caire par des agents de la sécurité égyptiens le 6 octobre. Ils ne lui ont pas montré de mandat d’arrêt ni d’autorisation de perquisition et n’ont pas expliqué la raison de son arrestation. Il a été expulsé vers le Soudan le 9 octobre, où il a été arrêté par le Service national de la sûreté et du renseignement (NISS) à son arrivée. Il est toujours détenu de manière arbitraire au siège du NISS, à Khartoum-Nord et risque de ce fait d’être victime de torture et d’autres mauvais traitements.

Mohamed Hassan Alim Shareef est un militant politique au Soudan depuis de nombreuses années. Ses vidéos, qu’il a publiées sur des plates-formes de réseaux sociaux, notamment Facebook, critiquaient les politiques du gouvernement soudanais et ses violations des droits humains. Il a continué d’être actif sur internet après avoir déménagé en Égypte en 2017. Certaines de ses vidéos sont devenues virales et ont été vues entre 25 000 et 30 000 fois. Il avait déjà été détenu deux fois pendant plusieurs semaines en 2012 et 2013 par les autorités soudanaises mais avait été libéré sans inculpation. Le 11 février 2017, il a de nouveau été placé en détention, mais a été libéré sans inculpation le 30 avril 2017. Il affirme avoir été soumis à des mauvais traitements en détention, notamment à des menaces et à du chantage de la part d’agents du NISS.

L’avocat de Mohamed Hassan Alim Shareef a déclaré à Amnesty International qu’il pourrait être inculpé de sept infractions au titre du Code pénal soudanais de 1991, notamment d’« atteinte au système constitutionnel » (au titre de l’article 50) et de « guerre contre l’État » (au titre de l’article 51), deux infractions punies soit par la peine de mort soit par l’emprisonnement à vie. Il pourrait également être inculpé d’« espionnage » (article 53), d’« incitation à la haine entre groupes religieux » (article 64), de « divulgation de fausses informations » (article 66), d’avoir « perturbé la paix publique » (article 69) et de « trouble à l’ordre public » (article 77).

Amnesty International pense que Mohamed Hassan Alim Shareef a été arrêté uniquement en raison de son travail de militant de l’opposition pacifique et le considère comme un prisonnier d’opinion.

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