Écrire Un militant battu en prison par des membres du personnel

Francisco Mapanda, un jeune militant angolais, a été transféré de la prison de Comarca de Viana à celle de Comarca de Caquila le 3 septembre. Il a été battu par des membres du personnel car, avant d’accepter son transfèrement, il avait demandé que sa famille en soit informée.

Francisco Mapanda a été informé le 3 septembre par des membres du personnel de la prison de Comarca de Viana qu’il serait transféré à celle de Comarca de Caquila. La justification avancée par l’un d’eux était que « ses amis semaient la confusion devant la prison ». Le jeune militant a alors demandé aux membres du personnel de faire part à sa famille de son transfèrement imminent avant qu’il ne prépare ses affaires et s’en aille. Ceux-ci ont déclaré qu’il n’avait pas le droit de les tenir au courant et l’ont passé à tabac.

Dès son arrivée à la prison de Comarca de Caquila, Francisco Mapanda a entamé une grève de la faim pour demander que sa famille sache où il se trouvait. Il y a mis un terme le 6 septembre, au bout de trois jours, lorsque sa mère lui a rendu visite en lui apportant un repas. Celle-ci a indiqué que la prison de Comarca de Caquila se trouvait beaucoup plus loin que la précédente, ce qui constituait une lourde charge pour elle et les autres parents et amis qui souhaitaient aller voir son fils. Francisco Mapanda purge une peine de huit mois d’emprisonnement.

En parlant de « confusion », le personnel faisait référence aux manifestations pacifiques organisées pendant une semaine par d’autres militants devant la prison de Comarca de Viana. Ceux-ci réclamaient la libération de Francisco Mapanda. Par ailleurs, le 3 septembre au matin, huit personnes – parmi lesquelles Luaty Beirão, Nuno Álvaro Dala, Laurinda Gouveia et Rosa Conde, tous membres du groupe appelé les « 17 d’Angola » – n’ont pas été autorisées à voir Francisco Mapanda. Cinq d’entre elles ont même été menottées, battues et emmenées au poste de police central (Comando de Divisão da Polícia Nacional em Viana) parce qu’elles avaient demandé aux agents les raisons de ce refus. Elles ont été libérées sans inculpation quelques heures plus tard.

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