Écrire Un militant condamné à un an de prison

Le militant bahreïnite Saeed al Samahiji a été condamné à un an de prison le 7 avril, notamment pour « outrage à un État frère » et « appel à participer à des manifestations illégales ». Il a observé une grève de la faim du 14 février au 31 mars pour protester contre les mauvais traitements qui lui ont été infligés en prison. Cet homme est un prisonnier d’opinion.

Le militant bahreïnite Saeed Mothaher Habib al Samahiji a été condamné à un an de prison le 7 avril par le neuvième tribunal de première instance à Manama, la capitale, notamment pour « outrage à un État frère [l’Arabie saoudite] », « incitation publique à désobéir aux lois et aux institutions de Bahreïn » et « appel à participer à des manifestations et rassemblements non autorisés » sur son compte Twitter. Lors du procès, il a nié tous les faits qui lui sont reprochés. Son avocat va faire appel de sa condamnation. Le 10 avril, Saeed al Samahiji a été transféré de la prison de Dry Dock, où il se trouvait depuis son arrestation, vers la prison de Jaww, à une trentaine de kilomètres au sud de Manama.

Saeed al Samahiji a été arrêté le 3 janvier pour avoir diffusé des informations concernant l’exécution de l’éminent religieux chiite saoudien, Sheikh Nimr al Nimr, et pour avoir insulté le royaume d’Arabie saoudite sur Twitter. Son procès, qui s’est ouvert le 31 janvier, a été reporté à plusieurs reprises. Il a observé une grève de la faim du 14 février au 31 mars pour dénoncer les mauvais traitements qu’il subit en prison, et notamment le fait d’être séparé de ses proches par une paroi vitrée lors des visites, et le fait d’avoir été menacé et insulté par des surveillants pour avoir demandé à sa famille de lui apporter un livre sur les premiers secours. Il a été conduit à la clinique de la prison peu après avoir commencé sa grève de la faim, mais a refusé de s’alimenter. Durant sa grève de la faim, il a perdu une vingtaine de kilos.

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