Écrire UN MILITANT DÉTENU À L’ISOLEMENT DEPUIS 1234 JOURS

Le 4 février, le tribunal administratif du Caire a reporté au 16 mai l’examen du recours formé par le militant Ahmed Douma contre son isolement prolongé. Cet homme est détenu dans de mauvaises conditions depuis son arrestation, le 3 décembre 2013.

Le 4 février, le tribunal administratif du Caire a décidé de reporter au 16 mai l’examen du recours formé par Ahmed Douma contre son isolement prolongé. Cet homme est incarcéré dans la prison de Tora, au sud du Caire.

D’après sa famille et ses avocats, depuis qu’il a été arrêté il y a maintenant plus de trois ans, l’administration pénitentiaire le maintient à l’isolement, le privant ainsi de tout contact humain significatif. Cela constitue une violation de ses droits en vertu du droit international relatif aux droits humains, qui limite l’isolement à 15 jours. Ce maintien prolongé à l’isolement et l’accès insuffisant qui lui est accordé à des soins médicaux s’apparentent à des traitements cruels, inhumains et dégradants.

Ahmed Douma est détenu dans des conditions très dures. Selon sa famille, sa cellule est située à proximité d’un égout qui dégage des odeurs nauséabondes et attire des insectes. Ahmed Douma n’est pas autorisé à sortir de sa cellule plus de deux heures par jour. Pendant cette période, il peut faire de l’exercice, mais uniquement seul, lorsque les autres détenus ne sont plus dans la cour, et il ne peut rencontrer sa famille que lorsque les autres détenus ont quitté la salle de visite de la prison. Il n’est autorisé à fréquenter ni le lieu de culte, ni la bibliothèque de la prison.

Ahmed Douma a des problèmes de santé. Il souffre de douleurs aux genoux depuis plus d’un an et, depuis deux mois, de douleurs au dos. Sa famille a ajouté que, en raison de son maintien à l’isolement, il souffre d’insomnie et de maux de tête chroniques liés au manque de sommeil. Bien que les médecins pénitentiaires recommandent depuis plus d’un an qu’Ahmed Douma soit envoyé dans un hôpital à l’extérieur de la prison, l’administration pénitentiaire continue à ignorer leur demande.

La famille d’Ahmed Douma a déposé une série de plaintes auprès du Conseil national des droits humains, du Comité des droits humains au Parlement, du parquet et du ministère de l’Intérieur pour dénoncer son maintien à l’isolement et le refus de l’administration d’autoriser sa prise en charge dans un hôpital en dehors de la prison. Elle n’a reçu aucune réponse.

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