Écrire Un militant détenu reçoit des soins insuffisants

Huang Qi, fondateur et directeur de « 64 Tianwang », un site Internet sichuanais consacré aux droits humains, a déclaré à son avocat que sa santé s’était encore détériorée car il n’avait pas accès à des soins médicaux adaptés dans l’établissement où il est détenu. Alors qu’il risquait déjà l’emprisonnement à vie, Huang Qi a été informé qu’il serait également inculpé de « divulgation de secrets d’État », un chef d’inculpation passible d’une peine pouvant aller jusqu’à sept années d’emprisonnement.
Le 23 octobre 2018, Huang Qi a dit à son avocat que les médecins et les agents du centre de détention fournissaient de faux rapports concernant sa tension artérielle, remettant en cause la gravité de ses problèmes de santé. Ce défenseur des droits humains de 53 ans souffre d’une maladie rénale chronique, d’hydrocéphalie et d’autres affections cardiaques et pulmonaires. Sa mère âgée a très peur qu’il ne meure dans l’établissement où il est incarcéré, en raison de son mauvais état de santé et du manque de traitements appropriés.
Après que sa tension eut été mesurée par un employé du centre de détention le 18-19 octobre, Huang Qi a remarqué qu’elle avait considérablement augmenté (221/147 mm Hg, la moyenne étant de 140/90 mm Hg) par rapport aux examens précédents effectués par un médecin. Tandis que les agents du centre de détention ont refusé de donner à Huang Qi les résultats de trois analyses sanguines qu’il a faites en août, le médecin a déclaré que les résultats des analyses étaient conservés par le directeur du Bureau de la Sécurité publique de Mianyang, qui semble suivre l’évolution de l’état de santé de Huang Qi.
Huang Qi a été emmené le 28 novembre 2016. Sa famille a été informée deux semaines plus tard qu’il avait été officiellement arrêté pour « divulgation de secrets d’État à une entité étrangère ». Près de deux ans plus tard, mi-octobre 2018, son avocat a reçu une notification inattendue du parquet de Mianyang, selon laquelle Huang Qi fait l’objet d’un nouveau chef d’inculpation, « divulgation de secret d’État », passible d’une peine pouvant aller jusqu’à sept années d’emprisonnement.

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