Écrire Un militant incarcéré de force dans un hôpital psychiatrique

Le militant, Dmitry Vorobievsky, a été emmené de force de chez lui à l’hôpital neurologique régional de Voronej, le soir du 6 mai. Une fois à l’hôpital, il a été soumis à des soins psychiatriques forcés. Son avocate n’a pas pu le voir avant le 8 mai au matin et il n’a pas été déferré devant un juge.

Dmitry Vorobievsky est connu dans la ville de Voronej en raison de ses manifestations régulières en soutien à des prisonniers politiques et contre la politique du gouvernement. Il a indiqué à son avocate que des hommes ont frappé à sa porte vers 17 heures le 6 mai, affirmant travailler pour l’entreprise gazière, mais lorsqu’il a ouvert la porte, ils se sont avérés être des membres du personnel médical de l’hôpital psychiatrique qui l’ont arrêté et conduit de force à l’hôpital neurologique régional de Voronej.

Une fois à l’hôpital, il a été attaché à un lit pendant trois heures, au cours desquelles une substance inconnue lui a été injectée et des médicaments lui ont été administrés contre son gré. Les médecins de l’hôpital prétendent ne pas savoir qui a appelé les services psychiatriques et aucun évènement n’a, à la connaissance d’Amnesty International, entraîné son traitement psychiatrique forcé. Lorsque son avocate l’a vu le 8 mai, il était calme et rationnel, mais n’était cependant pas autorisé à quitter l’hôpital. Les motifs médicaux de sa détention et de son traitement forcé restent peu clairs et les médicaments qui lui ont été administrés ne sont pas déterminés.

Au titre de la loi russe, personne ne peut être maintenu en détention plus de 48 heures sans l’ordonnance d’un juge. Lorsque son avocate a demandé au procureur local d’intervenir et de demander sa libération, elle a été informée que rien ne pouvait être fait, car le 9 mai est un jour férié, le Jour de la Victoire. Dmitry Vorobievsky semble avoir été arrêté en raison de sa critique ouverte de la politique du gouvernement, ce qui représente une violation de son droit à la liberté d’expression. Sa détention au-delà de 48 heures en l’absence d’ordonnance judiciaire représente en outre une violation de la loi russe et des normes internationales.

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