Écrire Un militant poursuivi pour avoir manifesté pacifiquement contre l’armée

Tin Maung Kyi, militant, a été arrêté pour avoir manifesté individuellement, sans violence, afin d’appeler la communauté internationale à arrêter des hauts gradés de l’armée du Myanmar. Inculpé au titre de dispositions législatives souvent utilisées pour réduire au silence les militants pacifiques, il risque jusqu’à deux ans et un mois d’emprisonnement s’il est déclaré coupable. Il doit être libéré immédiatement et sans condition.

Tin Maung Kyi, militant et membre du comité central du Mouvement pour la force actuelle de la démocratie (MDCF), a été arrêté et inculpé pour avoir manifesté pacifiquement contre l’armée à Yangon (ex-Rangoon), la plus grande ville du Myanmar, le 28 septembre 2018. Tin Maung Kyi a manifesté individuellement devant l’hôtel de ville de Yangon, appelant la communauté internationale à prendre des mesures contre des généraux de l’armée du Myanmar. Il avait prévenu les autorités locales de son intention de manifester cinq jours à l’avance, mais avait été informé que sa demande n’avait pas été acceptée. Pendant son action de protestation, il a brandi une pancarte et scandé des slogans appelant au renvoi du Myanmar devant la Cour pénale internationale (CPI).

Quelques minutes après le début de son action, Tin Maung Kyi a été arrêté par une dizaine de policiers et emmené au poste de police de Kyauktada, situé à proximité. Il a ensuite été inculpé par le tribunal de la municipalité de Kyauktada au titre de l’article 505 (b) du Code pénal et de l’article 20 de la Loi relative aux rassemblements et aux manifestations pacifiques (ci-après, Loi relative aux rassemblements pacifiques). L’article 505(b) prévoit une peine maximale de deux ans d’emprisonnement pour quiconque crée, publie ou diffuse des informations susceptibles d’inquiéter ou d’alarmer la population et de conduire des personnes à commettre des infractions « contre l’État ou contre l’ordre public ». L’article 20 de la Loi relative aux rassemblements pacifiques prévoit une peine maximale d’un mois d’emprisonnement pour quiconque enfreint les règles relatives à la tenue des manifestations. Tin Maung Kyi est incarcéré dans la prison d’Insein, à Yangon, depuis son arrestation.

La veille de l’arrestation de Tin Maung Kyi, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a adopté une résolution sur le Myanmar établissant un mécanisme international destiné à recueillir et à conserver des preuves des atrocités commises par l’armée et à constituer des dossiers en vue de poursuites futures.

Action terminée

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Continuons à agir

Belgique : Nouvelle famille détenue... inadmissible !

Les associations déplorent que la Belgique continue d’enfermer des enfants pour des raisons liées à la migration. Montrez votre indignation, signez la pétition