Écrire Un militant tibétain demeure en détention arbitraire

Le prisonnier d’opinion Tashi Wangchuk est détenu depuis plus d’un an et n’a toujours pas été informé par les autorités chinoises des charges qui pèsent contre lui.
Tashi Wangchuk a été détenu une première fois le 27 janvier 2016, avant d’être officiellement arrêté en mars 2016 parce qu’il était soupçonné d’« incitation au séparatisme », infraction passible de 15 ans de prison. D’après le document soumis par la police au procureur et examiné par les avocats de la défense en septembre 2016, les principaux éléments à charge se fondent sur un court-métrage documentaire produit par le New York Times en 2015.

Début janvier 2017, le parquet a de nouveau présenté l’affaire de Tashi Wangchuk au tribunal populaire intermédiaire de la préfecture autonome tibétaine de Yushu, mais celui-ci n’a toujours pas reçu d’informations sur l’acte d’inculpation officiel ni sur les charges retenues contre lui. Selon le juge qui préside l’affaire, le tribunal étant actuellement en train de vérifier les preuves et de négocier avec le parquet, il ne lui livre pas l’acte d’inculpation car les accusations peuvent changer.

Début mars 2017, le juge a contacté Tashi Wangchuk et sa famille pour en savoir plus sur leurs avocats, notamment comment ils avaient été engagés et quel était le montant de leurs honoraires. Rares sont les avocats en Chine qui se risquent à prendre en charge des affaires liées aux droits humains ou d’autres affaires sensibles qui représentent une remise en cause du pouvoir des représentants de l’État, par crainte de se retrouver à leur tour dans le collimateur des autorités.

Les avocats de Tashi Wangchuk lui ont rendu visite début mars 2017 et ont constaté qu’il souffrait de douleurs articulaires. Ils ont adressé au centre de détention une demande d’examen médical. Toutefois, ses avocats ont dû quitter peu après la région isolée de Yushu, et on ignore si un traitement lui a été fourni.

Action terminée

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Continuons à agir

Les Rohingyas persécutés et privés d’aide humanitaire

Au Myanmar, les forces de sécurité mènent une campagne violente et sans pitié contre les Rohingyas. Il faut agir pour que cela cesse