Écrire Un mineur délinquant risque d’être exécuté

Le mineur délinquant iranien Milad Azimi risque d’être exécuté. Il avait 17 ans au moment des faits qui lui sont reprochés, à savoir le meurtre d’un homme. Son procès, manifestement inique, se fondait sur des « aveux » extorqués sous la torture.
Milad Azimi a été condamné à mort par la 3e chambre du tribunal pénal de la province de Kermanshah en mai 2015, au titre du principe islamique de qisas (« réparation »), pour son implication présumée dans une attaque au couteau meurtrière lors d’une bagarre entre plusieurs jeunes hommes, en décembre 2013. Il nie avoir infligé le coup de couteau fatal. Dans son jugement, le tribunal a reconnu que Milad Azimi avait moins de 18 ans au moment des faits qui lui sont reprochés, mais a affirmé qu’il n’y avait « pas de doute quant à son développement et sa maturité psychologiques, et qu’il avait conscience de la nature de son crime et des dangers inhérents à l’utilisation d’un couteau ». Le tribunal a reconnu qu’il n’avait pas eu l’intention de tuer, mais qu’il était conscient du caractère fatal de sa conduite. Sa condamnation à mort a été confirmée en août 2015 par la 17e chambre de la Cour suprême. Milad Azimi a alors demandé à être rejugé en se fondant sur les nouvelles lignes directrices concernant la condamnation des mineurs dans le Code pénal islamique iranien de 2013. La Cour suprême aurait rejeté cette demande. Si le Responsable du pouvoir judiciaire approuve la sentence, la famille du défunt peut demander qu’elle soit appliquée à tout moment.
Arrêté le 11 décembre 2013, Milad Azimi a été détenu dans un poste de police (agahi) dans la province de Kermanshah, dans l’ouest du pays, pendant 15 jours. Durant ce laps de temps, il aurait subi des actes de torture et d’autres mauvais traitements : il aurait notamment été fouetté pour le faire « avouer » qu’il avait poignardé la victime. Il n’a pas été autorisé à consulter un avocat et n’a pu recevoir la visite de sa famille que six jours après son arrestation, lorsqu’il a été conduit au bureau du procureur. Il est revenu sur ses « aveux » devant le procureur et durant son procès, affirmant qu’ils lui avaient été extorqués sous la torture. À la connaissance d’Amnesty International, aucune enquête n’a été ouverte sur ses allégations de torture.
lative aux droits de l’enfant, textes auxquels l’Iran est partie.

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