Écrire Un mineur délinquant risque de nouveau d’être pendu.

La nouvelle date d’exécution de Salar Shadizadi, un mineur délinquant, a été fixée au 28 novembre. Pourtant, les normes et le droit internationaux interdisent le recours à la peine de mort à l’encontre de mineurs délinquants et, aux termes de la législation iranienne, Salar Shadizadi a le droit d’être rejugé.

Salar Shadizadi, âgé de 24 ans aujourd’hui, a été condamné en décembre 2007 par la 11e chambre du tribunal pénal de la province du Gilan pour avoir poignardé un ami d’enfance. Il avait 15 ans au moment des faits. La peine capitale prononcée à son encontre a été confirmée en mars 2008 par la 37e chambre de la Cour suprême et approuvée en mai 2013 par le responsable du pouvoir judiciaire. Depuis lors, les autorités ont programmé puis reporté son exécution à deux reprises. Cependant, elles n’ont pas pris les mesures nécessaires pour organiser un nouveau procès alors que le Conseil général de la Cour suprême a statué que toutes les personnes condamnées à mort pour des crimes commis avant l’âge de 18 ans avaient le droit d’être rejugées en vertu des nouvelles dispositions du Code pénal islamique de 2013 concernant la justice des mineurs.

Salar Shadizadi a été arrêté en février 2007 et inculpé du meurtre d’un de ses amis, commis lorsqu’il avait 15 ans. Il n’avait aucun représentant juridique lors de la phase d’instruction et n’a été autorisé à prendre un avocat qu’une fois le tribunal saisi. En outre, il a déclaré avoir subi des actes de torture et d’autres mauvais traitements pendant l’instruction. Dans un testament rédigé en prison en novembre 2015, il a révélé, pour la première fois, dans quelles circonstances il avait provoqué accidentellement la mort « tragique » de son ami d’enfance en poignardant une chose effrayante et couverte d’un tissu vert qui bougeait dans l’obscurité. Lorsqu’il s’était rendu compte qu’il s’agissait de son ami, celui-ci était déjà décédé. Tout avait commencé par un « jeu idiot » : son ami l’avait mis au défi de sortir de nuit dans le jardin familial, en sachant que Salar Shadizadi avait peur du noir et que sa grand-mère le mettait en garde depuis l’enfance contre les « mauvais esprits » (jen) qui hantaient les lieux. L’exécution de Salar Shadizadi, qui devait avoir lieu le 1er août 2015, a été reportée au dernier moment, probablement grâce aux pressions internationales.

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