Écrire Un mineur rohingya est mort en détention

La confirmation du décès en détention d’un mineur arrêté en novembre 2016 dans le nord de l’État d’Arakan dans le cadre d’« opérations de nettoyage » accroît les craintes pour la sécurité de centaines d’hommes et de garçons rohingyas détenus. Toutes ces personnes risquent toujours d’être torturées ou maltraitées et de faire l’objet de procès iniques.
Le 5 juin 2017, le bureau de la conseillère d’État du Myanmar a publié une déclaration annonçant que Mammud Rawphi, qui avait entre 13 et 15 ans, était mort le 2 février « alors qu’il recevait des soins pour une inflammation de l’estomac ». Il était détenu au camp n° 3 de la police des frontières depuis son arrestation le 12 novembre 2016. Son décès porte à huit le nombre d’hommes et de garçons morts en détention après avoir été arrêtés dans le cadre d’opérations militaires de nettoyage dans le nord de l’État d’Arakan. Une enquête a été ouverte sur au moins une de ces morts, mais les conclusions n’ont pas encore été rendues publiques.
D’après le bureau de la conseillère d’État, cinq mineurs sont actuellement détenus dans le camp n° 3 de la police des frontières, pendant que leurs procès pour meurtre, appartenance à une association illégale et d’autres délits sont en cours devant un tribunal pour mineurs. De plus, d’après des sources fiables, au moins six autres mineurs arrêtés pendant les opérations de nettoyage sont détenus dans la prison de Buthidaung, dans l’État d’Arakan. On craint qu’ils ne soient jugés par un tribunal pour adultes, et non par un tribunal pour mineurs.
Ces mineurs font partie des centaines de personnes que les autorités du Myanmar affirment avoir arrêtées et « poursuivies en justice » depuis le 9 octobre 2016, lorsque des personnes soupçonnées d’être des militants rohingyas ont mené des attaques meurtrières contre trois postes de la police des frontières. À ce jour, aucune information officielle n’a été divulguée quant à leur identité, aux accusations exactes portées contre eux et à l’endroit où ils se trouvent. Ils risquent tous d’être victimes de torture et d’autres mauvais traitements, d’être jugés lors de procès iniques, et notamment secrets, et certains d’entre eux semblent avoir été victimes de disparitions forcées.

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