Écrire Un père demande que la vie de son fils soit épargnée

Thomas Whitaker, 38 ans, doit être exécuté au Texas le 22 février. Il a été reconnu coupable en 2007 de l’assassinat de sa mère et de son frère, tués lors d’une fusillade au cours de laquelle son père a été grièvement blessé mais a survécu. Le père appelle à la clémence pour son fils.

Le 10 décembre 2003, la famille Whitaker - la mère, le père et les deux fils - est allée dîner au restaurant dans le comté de Fort Bend, au Texas. À leur retour, Christopher Brashear les attendait à l’intérieur de leur domicile. Les parents, Patricia et Kent Whitaker, ont été touchés par des tirs, tout comme leur fils cadet, Kevin Whitaker. Patricia et Kevin Whitaker sont morts, mais Kent Whitaker a survécu à ses graves blessures par balle. Il a appris par la suite que son autre fils, Thomas Whitaker, avait planifié les assassinats et savait que Christopher Brashear les attendait dans la maison pour les abattre.

Le 5 mars 2007, un jury du comté de Fort Bend a déclaré Thomas Whitaker coupable de meurtre passible de la peine capitale. Lors de l’audience sur détermination de la peine, les circonstances atténuantes suivantes ont été invoquées : l’accusé éprouvait des remords ; il avait proposé de plaider coupable en échange de deux peines de réclusion à perpétuité, et ni son père, ni les membres de sa famille du côté de sa mère ne voulaient qu’il soit condamné à mort. La défense a également souligné que le ministère public ne demandait pas la peine de mort contre Christopher Brashear (qui a ensuite été condamné à la réclusion à perpétuité, en septembre 2007).

En février 2018, les avocats de Thomas Whitaker ont déposé une requête en grâce, demandant que la peine de mort soit commuée. La requête est axée sur le fait que le père du prisonnier, qui est également une victime dans cette affaire, « réclame désespérément la clémence pour son fils ». La demande de grâce invoque également des éléments indiquant non seulement que le ministère public a évité la peine de mort à Christopher Brashear, mais aussi qu’il était initialement disposé à conclure un accord avec Thomas Whitaker pour que celui-ci soit condamné à des peines de réclusion à perpétuité, et que la négociation avec les avocats de la défense s’est « très mal passée ». Selon des déclarations faites sous serment par ces avocats, le procureur avait dit qu’il envisagerait des condamnations à la réclusion à perpétuité en échange d’aveux écrits dans lesquels l’accusé se limiterait aux faits, sans exprimer de remords ni de repentir. Or, lorsque les avocats de la défense ont présenté au procureur une telle « proposition » (en anglais, « proffer »), celui-ci l’a rejetée au motif qu’elle ne contenait aucune expression de remords.

Si le procureur a nié avoir accepté de renoncer à la peine de mort en échange d’aveux, personne ne conteste le fait que l’accusation a ensuite utilisé ces aveux lors du procès (qu’elle a qualifiés de « déclaration faite au cours des négociations en vue d’un accord »), soulignant l’absence de remords dans son argumentaire en faveur de la peine de mort. En 2015, un juge fédéral a déclaré que cela était « particulièrement troublant », mais a confirmé la peine de mort. L’exécution est prévue pour le 22 février 2018 en début de soirée.

La requête en grâce comprend des lettres de codétenus de Thomas Whitaker, qui mettent en avant sa réadaptation personnelle et la source d’inspiration qu’il est devenu pour d’autres personnes. Des lettres d’un certain nombre de gardiens de prison soutiennent également l’adoption d’une mesure de grâce.

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