Écrire Un photographe de nouveau arrêté, sa peine confirmée

La peine de prison du photographe bahreïnite, Ahmad Fardan, a été confirmée et il a de nouveau été arrêté pour qu’il purge sa peine. Cet homme est un prisonnier d’opinion.

La peine de trois mois de prison d’Ahmad Fardan a été confirmée le 3 février par la cour d’appel de Manama, la capitale de Bahreïn. Il avait été condamné le 17 février 2015 pour « tentative de participation à un rassemblement public » dans le cadre d’une manifestation le 16 décembre 2013 dans le village d’Abu Saiba, à l’ouest de Manama ; manifestation qu’il comptait couvrir en tant que photographe. La cour d’appel a également ordonné la confiscation de tous ses appareils électroniques, notamment son ordinateur, son appareil photo et ses objectifs. Il a été transféré du tribunal à la prison de Jaw, dans le sud-est de Bahreïn, pour purger sa peine. Cet homme est un prisonnier d’opinion.

Ahmad Fardan avait dans un premier temps été arrêté le 26 décembre 2013. Il a déclaré qu’on l’a giflé et battu et qu’on lui a tiré sur le pénis pendant son transfert à la Direction des enquêtes criminelles, à Manama. Il a également indiqué que pendant son interrogatoire, il avait eu les yeux bandés et les mains menottées dans le dos, et qu’il avait été battu jusqu’à ce qu’il perde connaissance. Des radiographies, qu’Amnesty International a pu consulter, ont révélé qu’il a eu deux côtes cassées. Le 9 janvier 2014, Ahmad Fardan a été conduit devant un membre de l’Unité spéciale d’enquête qui l’a interrogé sur ses allégations de torture et de mauvais traitements. L’agent a dit à Ahmad Fardan que sa visite était due à une Action urgente publiée par Amnesty International le 7 janvier 2014. Ahmad Fardan a décrit sa torture à l’agent et a été libéré sous caution le soir même. À la connaissance d’Amnesty International, aucune enquête n’a été menée sur les allégations de torture d’Ahmad Fardan.

Le 14 janvier, le ministère de l’Intérieur a publié une déclaration dans laquelle il niait qu’Ahmad Fardan avait été torturé et avait eu des côtes cassées, déclarant que cet homme avait été arrêté en raison de sa « participation à une attaque au cocktail Molotov contre la police en début de mois ». C’était la première fois qu’Ahmad Fardan entendait parler de cette accusation, mais Amnesty International croit savoir qu’elle a par la suite été abandonnée.

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