Écrire Un prisonnier d’opinion a besoin de soins médicaux

Le prisonnier d’opinion Villca Fernández doit être hospitalisé pour recevoir des soins médicaux spécialisés depuis juin 2017. Des médecins ont demandé son transfert à l’hôpital et le bureau du procureur général a rendu une décision à cet effet qui n’a toujours pas été appliquée. Son transfert a été reporté pour la cinquième fois en novembre, alors que sa santé continue à se détériorer.

Villca Fernández est un militant et dirigeant du mouvement étudiant qui vit dans l’État de Mérida, dans l’ouest du Venezuela. Il a été arrêté arbitrairement le 31 janvier 2016, quelques heures après avoir publié un tweet en réponse à un haut responsable du gouvernement qui l’avait accusé, au cours d’une émission de télévision nationale, de faire partie d’une conspiration. Il est détenu illégalement dans des locaux du Service bolivarien de renseignement national (Servicio Bolivariano de Inteligencia Nacional, SEBIN), dans la capitale, Caracas. Cet homme est un prisonnier d’opinion et doit par conséquent être libéré immédiatement et sans condition.

Pendant sa détention par le SEBIN, Villca Fernández a souffert de divers problèmes de santé, notamment d’hypertension, de bronchite, de douleurs dorsales et de troubles gastro-intestinaux. Les médecins de l’établissement du SEBIN ont procédé à son dernier examen médical en date le 7 décembre 2017, et ont demandé qu’il soit transféré dans un hôpital spécialisé, à même d’évaluer et de traiter adéquatement ses troubles cardiaques. L’application d’une décision du bureau du procureur général ordonnant son transfert à l’hôpital a été reportée à cinq reprises par les agents du SEBIN.

Selon les informations recueillies par Amnesty International, Villca Fernández a également subi un certain nombre de violations de son droit à une procédure régulière et de son droit de ne pas être soumis à des traitements cruels, inhumains ou dégradants. Des proches de Villca Fernández ont confié à Amnesty International que les responsables du SEBIN avaient souvent refusé pendant de longues périodes de les laisser lui rendre visite, la dernière de ces périodes ayant duré plus de quatre semaines, entre octobre et novembre. Ces responsables ont également empêché Villca Fernández de voir la lumière du jour pendant des semaines d’affilée. Cela fait près de deux ans que l’ouverture du procès est en souffrance, sans justification.

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