Écrire Un prisonnier d’opinion en grève de la faim

Le défenseur des droits humains et prisonnier d’opinion Saeed Shirzad a entamé une grève de la faim le 31 mars pour protester contre le mépris des autorités envers les règles de séparation entre les différentes catégories de détenus. Il est actuellement incarcéré à la prison de Rajai Shahr, dans la ville de Karaj (près de Téhéran), en attendant que la justice se prononce sur le recours qu’il a formé contre sa condamnation à cinq ans d’emprisonnement.
Saeed Shirzad, défenseur des droits humains et membre actif d’une association qui défend les enfants travailleurs et les enfants des rues, a entamé une grève de la faim le 31 mars. Il proteste contre le transfert de trois prisonniers, reconnus coupables d’infractions liées à la sécurité nationale, de la section 12 aux sections de la prison de Rajai Shahr où sont vraisemblablement placés les détenus incarcérés pour des faits graves n’ayant pas de caractère politique, tels que des meurtres et des agressions physiques, malgré les règles en vigueur dans les prisons iraniennes qui prévoient la séparation des différentes catégories de prisonniers.
Saeed Shirzad a été condamné à cinq ans de prison en septembre 2015, après que la 15e chambre du tribunal révolutionnaire l’a reconnu coupable de « rassemblement et collusion en vue de commettre des infractions compromettant la sécurité nationale ». Il a été relaxé du chef d’accusation de « trouble à l’ordre public », dont il n’avait pas été officiellement informé avant cette audience. En revanche, il avait été inculpé de « propagande contre le régime », mais ce chef n’a pas été inscrit dans son acte d’accusation. Les charges pesant contre lui sont liées à ses activités pacifiques de défense des droits humains, notamment à ses contacts avec les familles de prisonniers politiques et sa coopération avec le bureau du rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en Iran. Son procès, qui a eu lieu plus d’un an après son arrestation, a été d’une iniquité flagrante. Il n’a été autorisé à rencontrer son avocat que lors de la première audience au tribunal, qui a duré une demi-heure. Les autorités ont empêché son avocat d’accéder aux éléments du dossier jusqu’à peu de temps avant l’audience.
Après son arrestation le 2 juin 2014, Saeed Shirzad a été détenu pendant 70 jours à l’isolement dans une cellule exiguë et dépourvue de toilettes de la section 209 de la prison d’Evin, à Téhéran. Privé de contact avec sa famille et son avocat, il a subi des pressions pour formuler des « aveux » filmés. Il a ensuite été transféré à la section 8, où les personnes emprisonnées pour des faits n’ayant pas de caractère politique sont détenues dans des conditions déplorables, avant d’être conduit à la prison de Rajai Shahr.

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