Écrire Un prisonnier d’opinion libéré va de nouveau comparaitre devant un tribunal

Ebrahim Sharif, un prisonnier d’opinion bahreïnite, a été libéré de la prison de Jaww après avoir purgé une peine d’un an d’emprisonnement pour un discours pacifique qu’il avait prononcé en juillet 2015. Le ministère public a fait appel de la décision et il doit de nouveau comparaître devant un tribunal le 13 octobre.
Le militant politique bahreïnite Ebrahim Sharif a été libéré de la prison de Jaww, dans le sud-est de Bahreïn, le 11 juillet. Il a purgé une peine d’un an d’emprisonnement qui avait été prononcée contre lui le 24 février par la Haute Cour criminelle de la capitale, Manama. Il avait été déclaré coupable d’« incitation à la haine et au mépris à l’égard du régime », mais avait été acquitté des accusations d’« incitation à renverser le régime en employant la force et des moyens illégaux » dont il faisait également l’objet. Ces deux chefs d’inculpation étaient uniquement liés à un discours pacifique qu’il avait prononcé en juillet 2015. Il n’a jamais utilisé ou prôné la violence. Amnesty International le considérait comme un prisonnier d’opinion.
Le ministère public a fait appel de la condamnation à un an de prison prononcée pour « incitation à la haine et au mépris à l’égard du régime » et de l’acquittement pour les accusations d’« incitation à renverser le régime en employant la force et des moyens illégaux ». Ainsi, Ebrahim Sharif risque maintenant jusqu’à 13 ans d’emprisonnement au titre des articles 160 et 165 du Code pénal bahreïnite s’il est reconnu coupable des deux chefs d’accusation. Son procès devant la Cour d’appel s’est ouvert le 31 mai. La prochaine audience est prévue pour le 13 octobre.
Dans son discours de juillet 2015, dont Amnesty International a pris connaissance, Ebrahim Sharif évoquait le besoin de réformes à Bahreïn, soulignait l’engagement de l’opposition politique en faveur de la non-violence et appelait le gouvernement à introduire des réformes économiques essentielles pour éviter l’aggravation de la crise. S’il est à nouveau emprisonné en raison de ce discours, Amnesty International le considérera comme un prisonnier d’opinion.

Action terminée

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Continuons à agir

Marathon 2017 : SIGNEZ POUR LES DÉFENSEURS DES DROITS HUMAINS

Cette année, les 10 individus en danger du Marathon des lettres sont des défenseurs des droits humains. Ils ont tous besoin de votre aide. Nous vous proposons de signer pour eux, en un seul clic.