Écrire Un prisonnier d’opinion malade est renvoyé en prison

Saeed Hosseinzadeh, militant de la société civile et prisonnier d’opinion, a été forcé à interrompre son traitement et à retourner à la prison d’Evin le 11 juillet après que le parquet a refusé de prolonger sa permission de sortie pour raisons médicales, malgré l’avis des médecins. Il souffre de graves problèmes de santé et a depuis lors entamé une grève de la faim en signe de protestation.
Saeed Hosseinzadeh, un militant de la société civile, qui purge une peine de cinq ans de prison en relation avec son action militante non violente, a commencé à observer une grève de la faim le 11 juin face au refus des autorités de prolonger sa permission de sortie pour raisons médicales. Il avait déclaré que si ses demandes de permission, appuyées par l’avis des médecins, ne sont pas acceptées d’ici le 16 juillet, il cesserait également de boire de l’eau. Il souffre de graves problèmes de santé, notamment d’une scoliose sévère, de polyarthrite rhumatoïde (une maladie chronique progressive causant des douleurs, des gonflements et des raideurs dans les articulations), et d’une pathologie cardiaque. Une permission de trois jours lui avait été accordée le 14 mars 2016 après qu’il a observé une grève de la faim de 19 jours à la prison d’Evin à Téhéran, afin de protester contre le refus des autorités de le laisser bénéficier de soins médicaux. Cependant, le parquet a plus tard refusé de prolonger sa permission bien que les médecins de la prison aient confirmé que les soins spécialisés dont il a besoin ne sont pas disponibles sur place.
Pendant plusieurs mois, Saeed Hosseinzadeh a résisté aux pressions visant à le renvoyer en prison car il avait besoin d’être hospitalisé de manière intermittente et de recevoir des soins spécialisés. Le 28 juin, les autorités ont effectué une descente à son domicile alors qu’il était sorti et ont placé le logement sous surveillance 24 heures sur 24 dans le but de l’arrêter de nouveau. Informé de ce qui se passait, il s’est caché pendant 10 jours afin de pouvoir récupérer au cabinet de son médecin un corset orthopédique spécial qu’il avait commandé et des certificats médicaux indiquant qu’il doit recevoir une injection une fois par semaine. Le 11 juillet, il s’est présenté au parquet, où il a immédiatement été arrêté et transféré à la prison d’Evin. Il a depuis lors entamé une grève de la faim pour protester. Amnesty International croit savoir que le procureur adjoint de la prison d’Evin et la clinique de la prison n’ont pas approuvé sa requête concernant la possibilité de ramener son corset avec lui en prison, mais il y est parvenu malgré tout en plaidant auprès d’inspecteurs des services pénitentiaires. Le procureur adjoint de la prison d’Evin avait précédemment dit à Saeed Hosseinzadeh que l’unité Sarrollah des pasdaran (gardiens de la révolution) s’était opposée à sa mise en liberté et à la prolongation de sa permission pour raisons médicales.

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