Écrire Un prisonnier d’opinion, malade, observe une grève de la faim

L’état de santé de Saeed Hosseinzadeh, un militant iranien en faveur des droits des mineurs, qui observe actuellement une grève de la faim, se détériore rapidement. Il jeûne depuis une vingtaine de jours afin de protester contre le refus des autorités de le libérer, bien que des médecins l’aient déclaré inapte à rester en détention en raison de ses problèmes de santé.
Saeed Hosseinzadeh, 24 ans, militant en faveur des droits des mineurs, qui purge une peine de cinq ans de prison en relation avec son action militante, a entamé une grève de la faim le 19 février. Il a par ailleurs cessé d’ingérer des liquides depuis le 9 mars. Il a également arrêté de prendre les médicaments dont il a besoin pour traiter un certain nombre de problèmes de santé. Il proteste contre le refus des autorités de le libérer bien que des médecins, notamment ceux de la prison, estiment qu’il ne doit pas être maintenu en détention compte tenu de sa santé fragile. Amnesty International croit savoir que Saeed Hosseinzadeh souffre de plusieurs problèmes de santé - notamment cardiaques, articulatoires, digestifs et respiratoires. Cependant, l’unité Sarrollah des pasdaran (gardiens de la révolution), qui a effectué l’enquête sur son cas, et a en particulier mené ses interrogatoires, s’est semble-t-il opposée à ce qu’il bénéficie d’une permission de sortie pour raisons de santé, mettant sa vie en grave danger.
Saeed Hosseinzadeh a été arrêté en octobre 2014 chez lui à Téhéran et a été conduit à la section 2A de la prison d’Evin. Il y est resté pendant près de trois mois, et a notamment passé 10 jours en détention à l’isolement. Il n’a pas pu consulter d’avocat et affirme avoir été soumis à la torture et à d’autres mauvais traitements. Son procès de mars 2015 devant un tribunal révolutionnaire à Téhéran a été extrêmement bref. Il a rencontré son avocat pour la première fois lors de cette audience. Le tribunal l’a déclaré coupable d’« outrage au Guide suprême » et de « rassemblement et de collusion en vue de porter atteinte à la sécurité de l’État », en relation avec des activités pacifiques telles que son opposition à la peine de mort et sa participation à des rassemblements non violents. Sa peine a été confirmée en appel.

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