Écrire Un prisonnier d’opinion reste incarcéré

Un tribunal a confirmé le verdict de culpabilité rendu contre Slimane Bouhafs, déclaré coupable d’avoir insulté l’islam et le prophète Mahomet sur Facebook. Sa peine d’emprisonnement a été réduite en appel, passant de cinq à trois ans. Ses proches sont toujours très inquiets pour sa santé.
Le 6 septembre, la cour d’appel de Sétif confirmé le verdict de culpabilité rendu contre Slimane Bouhafs, déclaré coupable d’avoir insulté l’islam et le prophète Mahomet sur Facebook. La cour a annulé l’amende de 100 000 dinars algériens (environ 900 USD) et ramené sa peine d’emprisonnement de cinq à trois ans.
Ce militant de 49 ans avait été condamné à une peine de cinq ans d’emprisonnement assortie d’une amende le 7 août par le tribunal de première instance de Beni Ourtilane pour avoir « insulté le prophète » et « dénigré les principes et préceptes de l’islam », au titre de l’article 144 bis 2 du Code pénal algérien, en raison de messages qu’il avait partagés sur Facebook. Il n’a à aucun moment été autorisé à s’entretenir avec un avocat pendant sa détention provisoire, son interrogatoire et son procès en première instance ; il n’a pu avoir accès à un avocat qu’au cours du procès en appel.
La famille de Slimane Bouhafs a fait savoir à Amnesty International qu’il a mené une grève de la faim peu après son premier placement en détention, mais qu’il a dû l’interrompre au bout de plusieurs jours car il était tombé gravement malade. Il souffre de la goutte, ce qui l’oblige à suivre un régime strict qu’on ne lui accorde pas en prison. Il n’a en outre pas été autorisé à recevoir des soins médicaux en prison. Il est très affaibli et a perdu tellement de poids qu’il est devenu « méconnaissable », selon sa famille. Il dit aussi avoir perdu connaissance au moins trois fois et avoir été conduit plusieurs fois à l’hôpital depuis son arrestation le 31 juillet.

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