Écrire Un prisonnier d’opinion se trouve dans un état critique

Arash Sadeghi, un prisonnier d’opinion iranien et défenseur des droits humains, est gravement malade et a besoin d’être hospitalisé immédiatement en dehors de la prison. Les autorités refusent cependant d’autoriser son transfert à l’hôpital, semble-t-il sur les ordres des gardiens de la révolution. Ce refus de lui accorder des soins médicaux dans ces circonstances s’apparente à de la torture.

Arash Sadeghi, un défenseur des droits humains âgé de 30 ans, souffre de problèmes digestifs et respiratoires qui ne cessent de s’aggraver depuis qu’il a passé 71 jours en grève de la faim et que le ministère public refuse systématiquement d’autoriser son hospitalisation hors de la prison d’Evin, à Téhéran. Les autorités judiciaires lui ont dit qu’il s’agissait d’ordres des pasdaran (gardiens de la révolution), et les autorités pénitentiaires lui ont dit que son transfert à l’hôpital n’était « pas de [leur] ressort ». Le 6 août, il a été emmené dans un hôpital hors de la prison, où il a subi une coloscopie et une endoscopie, ainsi qu’un lavage d’estomac. Il a ensuite été renvoyé en prison au bout de 48 heures.

C’est la quatrième fois depuis février 2017 qu’Arash Sadeghi est emmené à l’hôpital puis renvoyé en prison avant d’avoir pu recevoir les soins dont il a besoin. Selon les médecins, il a besoin d’être hospitalisé pendant une période prolongée, afin de recevoir un traitement spécialisé pour ses nombreux problèmes de santé causés par sa grève de la faim prolongée et aggravés par le manque de soins.
Arash Sadeghi souffre de nausées chroniques, d’arythmie cardiaque, d’asthme et d’un ulcère à l’estomac qui l’empêche de manger de la nourriture solide, et le régime liquide qu’il reçoit n’est pas suffisamment nourrissant. Il prend des anticoagulants et d’autres médicaments. Les autorités pénitentiaires lui ont dit que ces médicaments étaient chers et qu’il devait commencer à les payer. Amnesty International croit savoir que la grève de la faim a altéré le fonctionnement des reins d’Arash Sadeghi et qu’il n’a pas été examiné après avoir mis fin à sa grève de la faim en janvier 2017.

Arash Sadeghi avait entamé une grève de la faim en octobre 2016 afin de protester contre l’incarcération de son épouse, Golrokh Ebrahimi Iraee, également défenseure des droits humains, pour avoir écrit une fiction sur la lapidation. Sa grève de la faim a déclenché un tollé, ce qui a forcé les autorités à accorder à Golrokh Ebrahimi Iraee une autorisation temporaire de sortie le 2 janvier. Elle a cependant été de nouveau arrêtée le 22 janvier afin qu’elle termine de purger sa peine.

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