Écrire Un prisonnier d’opinion victime de mauvais traitements

Trần Huỳnh Duy Thức, défenseur des droits humains et prisonnier d’opinion qui purge une peine de 16 ans d’emprisonnement, a été transféré dans une prison éloignée, dans le nord du Viêt-Nam. Elle se trouve à plus d’une journée de route du domicile familial. Il est soumis à des mauvais traitements parce qu’il refuse d’effectuer un travail pénitentiaire, ce qui bafoue l’interdiction internationale de la torture et de tout autre traitement cruel, inhumain ou dégradant.
En mai 2016, Trần Huỳnh Duy Thức a été transféré de manière inattendue du camp pénitentiaire de Xuyên Mộc dans la province de Bà Rịa-Vũng Tàu, à la prison n° 6 dans la province de Nghệ An, dans le nord du Viêt-Nam, établissement connu pour les mauvais traitements qui y sont infligés aux détenus. La province de Nghệ An se trouve à 24 heures de route de son domicile familial à Ho Chi Minh et les températures estivales avoisinent les 40 degrés. Cela rend les conditions dans une petite cellule en béton sans électricité plus qu’inconfortables. Trần Huỳnh Duy Thức a informé sa famille que depuis le 8 août les autorités coupent l’électricité dans sa cellule à titre de sanction parce qu’il refuse d’effectuer un travail pénitentiaire, qui consiste à fabriquer des faux billets destinés à être brûlés lors des funérailles comme le veut la coutume au Viêt-Nam. Lors de son transfert à la prison n° 6, Trần Huỳnh Duy Thức a observé une grève de la faim pendant deux semaines pour protester contre l’absence d’état de droit au Viêt-Nam.
Sa famille a déclaré à Amnesty International qu’il avait été menotté lors de son transfert au mois de mai. Sa famille n’a pas été informée de son transfert, mais l’a appris par les proches d’un autre détenu. Au cours des mois précédents, les autorités carcérales avaient refusé de transmettre les lettres qu’échangeaient Trần Huỳnh Duy Thức et sa famille, en violation de son droit de communiquer avec ses proches, et l’avaient menacé de représailles parce qu’il réclamait des droits pour les prisonniers. Il avait également été soumis à des pressions pour accepter d’être réinstallé aux États-Unis, en échange de sa libération. Il a constamment refusé cette offre.
L’Ensemble de règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus (règles Mandela) prohibe les mesures disciplinaires ayant des conséquences sur les conditions de vie générales. En aucune circonstance, de telles mesures ne doivent constituer une forme de torture et de peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant.

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