Écrire Un prisonnier néerlando-iranien privé de chirurgie cardiaque

Les autorités iraniennes empêchent Sabri Hassanpour, un ressortissant néerlandais et iranien détenu à la prison d’Evin, à Téhéran, depuis qu’il a été arrêté, le 19 avril 2016, de bénéficier de l’opération à cœur ouvert dont il a besoin de toute urgence. Cet homme a été victime d’une crise cardiaque en prison en novembre 2016.
Sabri Hassanpour, un ressortissant néerlandais et iranien de 60 ans détenu depuis plus d’un an à la prison d’Evin, est en très mauvaise santé. Le 15 novembre 2016, il a été victime d’une crise cardiaque et conduit dans un hôpital situé à l’extérieur de l’établissement, où un cardiologue a estimé qu’il avait besoin d’une opération à cœur ouvert de toute urgence. Avant son incarcération, il souffrait déjà d’une pathologie cardiaque pour laquelle il avait subi plusieurs angioplasties qui visaient à déboucher les artères entourant son cœur. Il a constamment des douleurs au niveau de la poitrine et, plus particulièrement, du cœur. Ses codétenus l’ont emmené à l’infirmerie de la prison à de nombreuses reprises mais les médecins lui ont simplement posé une perfusion avant de le renvoyer dans sa cellule. Par ailleurs, il chute fréquemment après avoir perdu connaissance. Les autorités lui ont indiqué qu’il devait payer son opération à cœur ouvert, ce qu’il ne peut se permettre. Cela est contraire au droit international, en vertu duquel les États doivent fournir des soins médicaux à tous les détenus, gratuitement et sans discrimination.
Sabri Hassanpour a été arrêté par les pasdaran (gardiens de la révolution) au domicile de sa sœur, à Téhéran, le 19 avril 2016, soit deux semaines après son arrivée en Iran ; il ne s’était pas rendu dans le pays depuis 30 ans. Les autorités n’ont pas donné la raison de son arrestation. Il a été emmené à la section 2A de la prison d’Evin, où il a été détenu à l’isolement pendant deux mois. Pendant cette période, sa famille ignorait où il se trouvait et il était privé d’avocat, bien qu’il ait été interrogé maintes fois. Au cours des interrogatoires, il subissait des pressions visant à lui faire signer des déclarations, ce qu’il a toujours refusé. Hormis un bref entretien avec son avocat en octobre 2016, il n’a pas bénéficié d’un conseil juridique. En novembre 2016, il a comparu devant la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran et s’est effondré à la suite d’une querelle avec le juge. Aucune audience n’a été fixée depuis lors.
Les charges retenues contre Sabri Hassanpour demeurent floues. Cependant, il est possible qu’elles aient un lien avec ses activités politiques aux Pays-Bas, dans le cadre desquelles il plaide en faveur d’un changement politique en Iran, notamment de la séparation entre la religion et l’État. Il est directeur et animateur de Sima-ye Rahayi (« Vision de la libération »), un réseau en ligne en langue persane basé aux Pays-Bas, par l’intermédiaire duquel il critique les autorités iraniennes et la République islamique.

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