Écrire Un prisonnier soumis à un traitement psychiatrique forcé

Stanislav Klykh, un ressortissant ukrainien placé en détention en Russie en 2014, a été soumis à un traitement psychiatrique contre son gré par les autorités pénitentiaires. Sa mère, qui vit en Ukraine, ne peut lui rendre visite régulièrement en raison de la distance, et la santé de Stanislav Klykh se détériore rapidement.

Stanislav Klykh, détenu depuis le 3 mars 2017 dans une colonie pénitentiaire de la ville de Verkhneuralsk, dans la région russe de Tcheliabinsk, a fait une grève de la faim pendant 12 jours en juillet 2017 pour protester contre son incarcération à l’issue d’un procès manifestement inique. Sa santé s’est ensuite dégradée et il a écrit à l’administration pénitentiaire afin de demander un traitement médical pour son hypotension artérielle et son faible taux d’hémoglobine. Au lieu de l’envoyer dans un établissement médical ordinaire, les autorités pénitentiaires ont transféré Stanislav Klykh le 28 août dans un hôpital psychiatrique de la ville de Magnitogorsk, où il a été retenu contre son gré jusqu’au 8 septembre.

Sur place, Stanyslav Klykh a été soumis à un traitement psychiatrique forcé et le personnel médical lui a fait des injections à plusieurs reprises, ce qui pourrait constituer une forme de torture ou d’autres mauvais traitements. Selon sa mère, le traitement lui a donné l’impression d’être « raide comme un piquet ». Les autorités n’ont pas divulgué le nom des médicaments administrés sous la contrainte à Stanyslav Klykh ni l’objectif de ce traitement.

Après son séjour à l’hôpital psychiatrique de Magnitogorsk, Stanyslav Klykh a perdu 15 kilos. D’après sa mère, Tamara Klykh, qui a pu lui rendre visite les 10, 11 et 12 octobre, Stanyslav Klykh avait des escarres et cinq de ses doigts présentaient des lésions graves. Elle a dit à Amnesty International que son fils se comportait « comme un enfant en bas âge » et qu’il n’arrivait pas à accomplir des actes aussi élémentaires que faire sa toilette. Un membre du personnel infirmier de la prison a indiqué à Tamara Klykh qu’à son retour de l’hôpital psychiatrique, son fils ne pouvait plus bouger les bras. On craint que Stanislav Klykh ne reçoive pas les soins médicaux adaptés qui lui sont nécessaires.

Stanislav Klykh est détenu à Verkhneuralsk, à plus de 2 500 kilomètres de l’endroit où vit sa mère, en Ukraine. Elle n’a pu lui rendre visite que deux fois depuis qu’il a été placé en détention, en 2014.

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