Écrire Un procès pour « extrémisme » se déroule à huis clos

Le procès de Bouzourgmekhr Yorov, un avocat représentant des membres du Parti de la renaissance islamique du Tadjikistan (PRIT), une formation politique interdite, a débuté en mai. Il se déroule à huis clos et Bouzourgmekhr Yorov risque toujours un procès inique.

Le procès de l’avocat tadjik Bouzourgmekhr Yorov a débuté en mai. Cet homme est accusé d’escroquerie et de faux, ainsi que d’« extrémisme ». S’il était déclaré coupable, il encourrait une lourde peine de prison. Des professionnels des médias et des observateurs internationaux avaient été autorisés à assister à la première audience le 10 mai, mais celle-ci a été reportée. Depuis, le procès se déroule à huis clos.

Bouzourgmekhr Yorov est en détention provisoire depuis son arrestation, le 28 septembre 2015, par des policiers de l’unité chargée de lutter contre le crime organisé. Avant lui, 14 cadres du Parti de la renaissance islamique du Tadjikistan (PRIT), dont il représentait certains, avaient été arrêtés les 16 et 17 septembre 2015. Cette formation politique a été interdite arbitrairement en septembre 2015.

Bouzourgmekhr Yorov est accusé d’escroquerie et de faux. Ces charges n’ont aucun lien avec le PRIT ni ses activités mais, au moment de son arrestation, la police a saisi des documents concernant les affaires de membres du PRIT sur lesquelles il travaillait, en violation du principe de la confidentialité entre un avocat et son client. En décembre 2015, des poursuites pour « extrémisme » ont également été engagées contre Bouzourgmekhr Yorov, mais aucune précision relative à ces accusations n’a été fournie jusqu’à présent. Amnesty International pense que les poursuites dont cet homme fait l’objet sont motivées par des considérations politiques.

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