Écrire Un procureur requiert la peine de mort dans un procès collectif

Le 3 mars, le procureur de l’affaire de la « dispersion de Rabaa » a requis la peine de mort contre Mahmoud Abu Zeid, également connu sous le nom de « Shawkan », et contre les 738 autres personnes accusées dans cette affaire. La prochaine audience aura lieu devant le Tribunal pénal du Caire le 17 mars.

Le 3 mars, lors d’une audience du procès du photojournaliste et prisonnier d’opinion égyptien Mahmoud Abu Zeid, plus connu sous le nom de « Shawkan », le procureur a requis la peine de mort contre tous les accusés, y compris Shawkan. Lors de la prochaine audience, fixée au 17 mars, la défense pourra présenter ses arguments.
Âgé de 29 ans, ce photojournaliste fait l’objet d’un procès collectif, en même temps que 738 autres personnes, dont des dirigeants de premier plan du mouvement des Frères musulmans. Il est poursuivi pour vingt-quatre infractions, y compris pour homicide. Jusqu’ici, l’accusation n’a pas produit d’éléments suffisants pour prouver que Mahmoud Abu Zeid est coupable des faits qui lui sont reprochés. Amnesty International considère cet homme comme un prisonnier d’opinion.

La famille de Mahmoud Abu Zeid a indiqué à Amnesty International qu’une hépatite C lui avait été diagnostiquée avant qu’il ne soit arrêté, le 14 août 2013, et que sa santé se dégradait en prison. Cependant, le 20 mai 2017, le procureur a présenté au tribunal pénal du Caire le compte rendu établi par l’Autorité médicolégale sur l’état de santé de Shawkan. D’après ce document, Shawkan ne souffre d’aucune maladie et est en « très bonne » santé. Au cours de la même audience, le juge a ordonné une enquête sur les allégations formulées par plusieurs détenus, dont Mahmoud Abu Zeid, selon lesquelles l’administration pénitentiaire leur a infligé des mauvais traitements non seulement en les soumettant à des agressions physiques, mais aussi en les privant de médicaments et d’articles de toilette.

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