Écrire Un réalisateur et des musiciens soumis à la torture, risquent la prison

Les Iraniens Hossein Rajabian, un réalisateur, et Mehdi Rajabian et Yousef Emadi, des musiciens, ont été condamnés à six ans de prison chacun en relation avec leur travail artistique. Ils ont fait appel. S’ils venaient à être emprisonnés, ils seraient considérés comme des prisonniers d’opinion.

Le réalisateur Hossein Rajabian, son frère Mehdi Rajabian et Yousef Emadi, tous deux musiciens, ont été condamnés à un total de six ans d’emprisonnement et à une amende d’un montant de 200 millions de rials. Ils ont été condamnés à l’issue d’un procès ayant duré trois minutes, sur la base d’accusations d’« atteintes aux valeurs sacrées islamiques », de « propagande contre le système » et d’« activités audiovisuelles illégales », devant la 28e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran le 26 avril 2015. Les charges retenues contre eux sont en rapport avec leur travail artistique, notamment le long métrage d’Hossein Rajabian portant sur le droit pour les femmes de divorcer en Iran, et la distribution par Mehdi Rajabian et Yousef Emadi de musiques non autorisées. Leur procès en appel s’est tenu le 22 décembre 2015 devant la 24e branche de la Cour d’appel à Téhéran. Les trois hommes sont en liberté en attendant que la Cour statue sur leur appel.

Le 5 octobre 2013, des pasdaran (gardiens de la révolution) ont arrêté Hossein Rajabian, Mehdi Rajabian et Yousef Emadi, leur infligeant des décharges de pistolet incapacitant et leur bandant les yeux, alors que les trois hommes travaillaient à leur bureau de la ville de Sari, dans la province de Mazandaran (nord du pays). Les 18 jours suivants, ils ont été maintenus en détention dans un lieu inconnu, où ils auraient été torturés, notamment à l’électricité, ou soumis à d’autres formes de mauvais traitements. Ils ont ensuite été transférés en détention à l’isolement dans la section 2A de la prison d’Evin, à Téhéran, qui est administrée par les pasdaran, où ils ont passé deux mois. Les fonctionnaires chargés de leurs interrogatoires les ont poussés à faire des « aveux » télévisés, les menaçant de la réclusion à perpétuité s’ils refusaient. Tous trois ont été remis en liberté sous caution en décembre 2013. Lors de leur audience d’appel, le juge leur a déclaré que prendre un avocat était « inutile » et qu’ils devraient fournir eux-mêmes des « explications complètes ». Leurs « aveux » ont été utilisés à titre de preuve afin de garantir leur condamnation, alors qu’ils avaient dit au juge que ces déclarations leur avaient été extorquées sous la torture. Ils n’ont pas bénéficié de l’aide d’un avocat au moment de leur arrestation, de leur procès ni de leur appel.

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