Écrire Un tribunal suspend l’évaluation de la santé mentale d’une enseignante d’université.

Stella Nyanzi, enseignante d’université et féministe, ne sera pas soumise à une évaluation de sa santé mentale, car un tribunal de première instance a suspendu cette évaluation le 25 mai. Ce même tribunal lui avait accordé une libération conditionnelle le 10 mai. Elle est toujours inculpée d’outrage au président et de violation du droit de celui-ci à la vie privée.
Le 25 mai, le tribunal de première instance a ordonné la suspension de l’évaluation de la santé mentale de Stella Nyanzi. Le procureur avait sollicité une évaluation de la santé mentale de l’enseignante d’université et féministe, affirmant que des éléments attestaient que Stella Nyanzi avait été une patiente de l’hôpital Butabika, un établissement psychiatrique public, et qu’elle présentait des antécédents psychiatriques. Après l’annonce de cette décision, les avocats de Stella Nyanzi ont formé un recours devant la Cour constitutionnelle, contestant la légalité de la Loi sur les traitements de santé mentale (1964).
Le 10 mai, le tribunal de première instance avait accordé une libération conditionnelle à Stella Nyanzi. À ce titre, elle avait dû réunir avec cinq de ses garants une caution non monétaire de 10 millions de shillings ougandais et son passeport avait été remis au tribunal afin d’être « conservé en sûreté ».
Stella Nyanzi avait été arrêtée et incarcérée le 7 avril et inculpée d’« outrage au président » et de « violation du droit de celui-ci à la vie privée » pour avoir critiqué le président Yoweri Museveni sur les réseaux sociaux.

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