Écrire Un universitaire yéménite détenu au secret depuis 57 jours

Le professeur d’université et responsable politique Mustafa al Mutawakel est détenu au secret par les forces du gouvernement yéménite internationalement reconnu dans un lieu tenu secret depuis près de deux mois. Il a besoin de soins médicaux de toute urgence et risque de subir des actes de torture et des mauvais traitements.
Mustafa al Mutawakel, 61 ans, père de cinq enfants, professeur d’économie à l’université de Sanaa et président de l’Autorité générale pour l’investissement à Sanaa, est détenu au secret depuis le 27 avril. Ce jour-là, vers 8 heures du matin, il a été arrêté au poste de contrôle d’al Falaj, dans le gouvernorat de Ma’rib, au nord-est de la capitale Sanaa, alors qu’il se trouvait à bord d’un bus à destination de Sanaa depuis l’aéroport de Seyoun, après s’être rendu à une conférence au Maroc.
Selon sa famille, Mustafa al Mutawakel a été autorisé à passer un seul coup de téléphone, à son épouse, le jour de son arrestation. Durant ce bref appel, il l’a informée qu’il avait été interpellé par les forces du gouvernement yéménite internationalement reconnu (également appelé al Shar’ia), dans le gouvernorat de Ma’rib. Depuis, il est détenu au secret sans pouvoir consulter un avocat ni communiquer avec sa famille, ce qui avive les craintes de torture et de mauvais traitements. Selon les rapports médicaux examinés par Amnesty International, Mustafa al Mutawakel souffre d’hypertension et présente des risques de formation de caillots sanguins. Avant son arrestation, il recevait des soins réguliers et prenait des médicaments pour gérer ses problèmes de coagulation, notamment des prélèvements sanguins réguliers. Si ce traitement est interrompu, le risque est accru que des caillots sanguins se forment et que sa tension artérielle remonte.
En novembre 2016, Mustafa al Mutawakel a été nommé président de l’Autorité générale pour l’investissement, contrôlée de facto par les autorités houthi/Saleh. Les motifs de son interpellation demeurent flous. Cependant, sa famille pense que c’est sans doute en raison des liens avec les autorités houthi/Saleh que le gouvernement internationalement reconnu lui prête.

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