Écrire UNE AVOCATE EN DANGER POUR AVOIR DEFENDU LES DROITS DES INDIGENES

Karina Riquelme, avocate, a de nouveau été intimidée à plusieurs reprises par des agents des services de renseignement de la police chilienne en raison des activités qu’elle mène pour défendre les droits des indigènes mapuches. Elle craint que sa sécurité personnelle ne soit en danger et se sent menacée.
Le 31 août, Karina Riquelme, avocate chilienne, a signalé un nouvel incident relatif à sa sécurité. Alors qu’elle revenait des environs de Temuco (centre du Chili), où elle était allée faire des courses, elle a vu des agents des services de renseignement de la police, à bord d’une voiture, la prendre en photo. La police a par la suite reconnu la présence à cet endroit d’agents des services de renseignement, mais elle a affirmé qu’ils ne surveillaient pas Karina Riquelme. Compte tenu de cet incident et de plusieurs événements antérieurs, Karina Riquelme craint pour sa sécurité personnelle et se sent menacée. Une demande d’ordonnance de protection a été déposée en appel, mais la cour d’appel de Temuco l’a rejetée le 14 septembre. La Cour suprême du Chili va maintenant être saisie de cette demande.
Ces événements récents font suite à plusieurs autres. Le 9 juillet, Karina Riquelme a signalé avoir été intimidée à Temuco par des hommes qu’elle a identifiés comme des agents des services de renseignement de la police chilienne. Les événements se sont produits lors d’une audience relative à une enquête sur le directeur général des services de renseignement de la police et d’autres agents de ces services, dans le cadre d’une affaire très médiatisée, connue sous le nom d’Opération ouragan. Ces membres de la police font l’objet d’une enquête pour « entrave à la justice », « falsification de documents » et d’autres infractions commises dans le but de faire inculper des Mapuches d’« association illicite à caractère terroriste ». Le 10 juillet, Karina Riquelme a signalé la présence intimidante de deux hommes non identifiés devant sa maison.
En 2016, la Cour suprême du Chili a rendu un arrêt (arrêt 7641-2016) ordonnant à la police et au ministère public de ne pas entraver le travail mené par les avocats en relation avec des enquêtes pénales, y compris par la présence de policiers dans les lieux où les avocats travaillent. Cette décision a été prise après que Karina Riquelme et son collègue ont été suivis et photographiés en 2016.
L’Institut national des droits humains, une organisation publique chilienne indépendante qui défend les droits humains, et le Cid-Sur, l’organisation de défense des droits humains avec qui Karina Riquelme travaille, ont déposé une demande en appel afin que Karina Riquelme bénéficie de mesures de protection.

Action terminée

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Continuons à agir

Nicaragua : justice pour Amaya et les autres activistes persécutés

Amaya Coppens, une belgo-nicaraguayenne, et d’autres étudiants sont victimes de la répression du gouvernement. Signez la pétition !