Écrire Une communauté indigène est la cible de menaces

Plus de 60 individus lourdement armés sont entrés sur le territoire de la communauté indigène Asháninka Meantari, dans la forêt tropicale centrale au Pérou, et ont contraint 21 familles à partir en les menaçant de mort.

Dans l’après-midi du 3 février, environ 60 hommes armés non identifiés ont pénétré sur le territoire de la communauté indigène Asháninka Meantari dans la commune de Pangoa, dans la province de Satipo, dans la forêt tropicale du centre du Pérou. Ils ont contraint les membres de la communauté à quitter le territoire en les menaçant de mort. En raison de la gravité des menaces, les 21 familles qui composent la communauté ont été contraintes de partir vers les communautés voisines de San Ene et Yaviro, à environ deux heures de marche. Ces familles sont toujours déplacées et ont peur de rentrer. Les autorités locales et nationales n’ont pris aucune mesure pour s’assurer que les hommes armés avaient désormais quitté leur territoire.

Le 7 février, la communauté et l’organisation autochtone Centre Asháninka du fleuve Ene (Central Asháninka del Rio Ene, CARE) ont déposé plainte auprès du procureur spécial chargé des questions environnementales à Chanchamayo, et le 8 février, ont informé la police nationale et le médiateur, sollicitant leur aide pour garantir le retour des familles déplacées et la protection de leurs droits au territoire et à l’intégrité physique. En l’absence de protection des autorités visant à garantir leur retour en toute sécurité, les membres de la communauté Asháninka sont toujours déplacés et ont peur de ce qui pourrait leur arriver s’ils rentraient. Ils ne sont pas reconnus en tant que communauté autochtone et n’ont pas de titres de propriété pour leurs terres, ce qui aggrave leur situation en termes d’instabilité et de vulnérabilité.
Les membres de la communauté Asháninka ont identifié les hommes armés comme étant des habitants des communes de Pichari, Sibia et Yochegua, situées dans la vallée des fleuves Apurimac et Ene. Selon les informations recueillies par Amnesty International, ils sont entrés sur le territoire Asháninka pour récupérer un chargement de bois prélevé illégalement sur le territoire autochtone. Ce chargement, découvert par des membres du comité d’autodéfense de la communauté indigène Meantari en janvier, avait été laissé sous leur garde par le Service national en charge des forêts et de la faune (SERFOR). Il s’est en effet rendu sur place le 25 janvier, a confirmé la présence de 97 sections de bois scié et les a saisies.

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