Écrire Une demandeuse d’asile détenue a besoin de soins médicaux

Sara Beltran Hernandez a fui des violences au sein de son foyer et aux mains de gangs au Salvador en novembre 2015 pour aller vivre avec des proches aux États-Unis. Elle est enfermée dans un centre de détention au Texas depuis lors, bien qu’elle ait déposé une demande d’asile. Elle a besoin d’une prise en charge médicale de toute urgence et doit bénéficier d’une libération conditionnelle en attendant la réponse à sa demande d’asile.
Sara Beltran Hernandez, 26 ans, se trouve dans un centre de détention du Service de contrôle de l’immigration et des douanes (ICE) des États-Unis à Dallas, dans le nord du Texas, en attendant que la justice statue sur son recours contre une décision judiciaire ordonnant son expulsion du territoire américain. Elle est détenue depuis son arrivée à la frontière entre le Mexique et les États-Unis, le 4 novembre 2015. Des membres de sa famille ayant la nationalité américaine pourraient garantir sa présence lors des futures audiences la concernant, mais les autorités ont refusé de lui accorder une libération conditionnelle car elles ont estimé qu’elle risquait de s’enfuir.
Sara Beltran Hernandez demande l’asile aux États-Unis car, selon elle, un chef de gang et des membres de ce gang soupçonnés d’avoir tué plusieurs personnes par le passé lui ont envoyé des menaces de mort au Salvador. Selon la déclaration sous serment qui accompagne sa demande d’asile, elle a subi de graves violences physiques et psychologiques au sein de son foyer, ainsi que des violences sexuelles.
D’après ses avocats, Sara Beltran Hernandez a perdu connaissance au centre de détention le 10 février 2017 et des agents pénitentiaires l’ont conduite à l’hôpital Huguley de Fort Worth (Texas). Le 13 février, elle leur a annoncé qu’on lui avait diagnostiqué une tumeur au cerveau nécessitant une opération chirurgicale. Le 18 février, l’ICE a autorisé Sara Beltran Hernandez à téléphoner à ses proches pour la première fois depuis son hospitalisation, huit jours auparavant. Elle leur a indiqué qu’elle avait commencé à avoir des convulsions et des saignements de nez, des maux de tête, des difficultés à réfléchir correctement, et qu’elle n’avait pas encore été opérée. Le 22 février, le personnel de l’hôpital Huguley l’a informée qu’elle serait opérée le 27 février et l’a renvoyée au centre de détention en attendant.
La détention ne doit être utilisée qu’en dernier recours par les autorités chargées de l’immigration, après une appréciation au cas par cas. La libération conditionnelle doit être accordée pour raisons humanitaires lorsque la personne concernée ne présente pas de menace pour la sécurité publique ni de risque de fuite. Étant donné que Sara Beltran Hernandez répond à ces critères, elle doit être libérée sans délai.

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