Écrire Une journaliste iranienne emprisonnée poursuit sa grève de la faim

La journaliste iranienne Hengameh Shahidi se trouve dans un état critique à la prison d’Evin à Téhéran. Elle observe une grève de la faim depuis 29 jours pour protester contre son arrestation le 9 mars. Elle souffre de problèmes cardiaques et refuse de prendre son traitement. Placée en détention à l’isolement, elle n’a pas été autorisée à contacter son avocat.

L’état de santé de la journaliste et militante politique Hengameh Shahidi, 41 ans, s’est gravement détérioré depuis qu’elle a entamé une grève de la faim pour protester contre sa détention arbitraire le 9 mars 2017. Elle souffrait de problèmes cardiaques, pour lesquels elle a déjà été hospitalisée, et a besoin de soins médicaux continus, notamment de médicaments. Son problème cardiaque est aggravé lorsqu’elle est en état de stress. Début avril, elle a cessé de prendre son traitement et refuse l’administration de solutés par voie intraveineuse.

Les forces de sécurité ont arrêté Hengameh Shahidi sans mandat le 9 mars vers minuit, après avoir fait irruption au domicile d’un de ses proches dans la ville de Meched, dans le nord-est de l’Iran, où elle séjournait. Elle a tout d’abord été placée dans un centre de détention à Meched, avant d’être transférée à la prison d’Evin où elle est actuellement placée à l’isolement à la section 209, qui se trouve sous le contrôle du ministère du Renseignement.

Les autorités n’ont pas informé Hengameh Shahidi des charges retenues contre elle et ont refusé de l’autoriser à entrer en contact avec son avocat. Dans une interview accordée à l’agence de presse semi-officielle ILNA, son avocat Mostafa Tork Hamedani a déclaré qu’Hengameh Shahidi est accusée d’un crime non précisé lié à la « sécurité » et que son arrestation a été ordonnée par le procureur spécial chargé des infractions liées aux médias et à la culture, poste placé sous l’autorité du procureur général de Téhéran.

Hengameh Shahidi compte parmi plusieurs journalistes interpellés dans le cadre d’une nouvelle vague d’arrestations à l’approche de l’élection présidentielle en Iran, prévue en mai 2017. Elle avait déjà été incarcérée à la suite de la répression qui avait suivi l’élection présidentielle en 2009, en raison de ses activités militantes et de son travail en tant que journaliste. Elle avait été remise en liberté pour raisons médicales en mai 2011.

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