Écrire Une manifestation de membres d’une minorité violemment reprimée

Une manifestation spontanée de membres de la minorité ethnique et religieuse Ede le 14 juillet 2016 dans la région montagneuse du centre du Viêt-Nam a été violemment réprimée. Quelque 20 manifestants ont été blessés. Au moins sept manifestants ont été arrêtés et sont détenus au secret. Il est à craindre qu’ils soient victimes d’actes de torture et de mauvais traitements.
Le 14 juillet 2016, une vaste opération policière a été lancée dans le village d’Ea Enao (Buôn Ma Thuột, province de Đắk Lắk, Viêt-Nam) afin d’arracher les cultures plantées par la population locale sur une surface d’environ 100 hectares. L’opération aurait été lancée en amont de la vente anticipée de ces terres – qui sont les terres ancestrales des membres de la minorité ethnique et religieuse Ede qui habitent le village – à une société privée. En réponse à cette opération, une manifestation spontanée a eu lieu, réunissant environ 400 villageois. Celle-ci a été rapidement et violemment réprimée par une vaste opération des forces de police qui aurait rassemblé plus de policiers qu’il n’y avait de manifestants.
Amnesty International a recueilli des informations selon lesquelles des dizaines de manifestants ont été frappés. Une femme enceinte a été électrocutée à l’aide d’une matraque électrique. Plus de 20 villageois avaient besoin de soins médicaux, mais les centres de soins et les hôpitaux de la région les ont refusés. Au moins sept manifestants ont été arrêtés et sont actuellement détenus au secret dans un lieu inconnu. Amnesty International a confirmé les noms de cinq des personnes arrêtées : H Nuen Adrong, Y Pina Nie, Y Som Hwing, Y Tluk Hwing et Y Nai Nie.
Un dispositif de police conséquent se trouve toujours à proximité du village, et des militaires sont stationnés dans la ville voisine de Buôn Ma Thuột. Amnesty International a été informée que la police avait convoqué des habitants qui avaient utilisé Facebook pour partager des informations et des images en lien avec la manifestation afin de les interroger. Les personnes qui ont utilisé des médias sociaux à ces fins risquent des amendes allant de cinq à 10 millions de dongs (de 225 à 450 dollars des États-Unis).

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