Écrire Une mère emprisonnée doit être autorisée à recevoir des visites de sa fille

Des représentants des pasdaran (gardiens de la révolution) iraniens ont fait pression sur Nazanin Zaghari Ratcliffe, une prisonnière d’opinion irano-britannique travaillant pour une organisation caritative, pour qu’elle choisisse entre faire venir sa fille de deux ans en prison jusqu’à trois jours par semaine ou signer un document déclarant qu’elle renonce au « droit d’être avec sa fille ».

Nazanin Zaghari Ratcliffe, une prisonnière d’opinion irano-britannique travaillant pour une organisation caritative et détenue à la prison d’Evin à Téhéran, a dit à son mari le 25 novembre que des agents des pasdaran (gardiens de la révolution) avaient fait pression sur elle pour qu’elle choisisse entre faire venir sa fille de deux ans, Gabriella Ratcliffe, à la section 2-A de la prison d’Evin pour qu’elle soit avec elle jusqu’à trois jours par semaine ou signer un document déclarant qu’elle renonce au « droit d’être avec sa fille ». Il n’y a pas d’installations adaptées aux enfants à la prison d’Evin. Lors de son dernier appel téléphonique avec son mari le 2 décembre, Nazanin Zaghari Ratcliffe a déclaré qu’aucun de ces choix ne lui semblait acceptable et que ce qu’elle demandait aux autorités était des visites plus régulières de sa fille (soit une visite d’une journée complète soit deux visites d’une demi-journée par semaine). Actuellement, elle n’a le droit qu’à une visite d’une heure par semaine. Il semble que les autorités lui aient imposé ce choix pour tenter de contrecarrer la mauvaise publicité créée par le fait qu’elle a été séparée de son enfant. Son état de santé physique et mental s’est détérioré et elle a écrit une lettre de suicide à son mari en octobre.

Nazanin Zaghari Ratcliffe a été condamnée à cinq ans d’emprisonnement en septembre à l’issue d’un procès inique devant un tribunal révolutionnaire à Téhéran qui l’a déclarée coupable d’atteinte à la sécurité nationale, des accusations forgées de toutes pièces. Sa famille ne connait pas les chefs d’accusation exacts. Des articles disponibles sur des médias gérés par l’État indiquent que sa condamnation est liée à son seul travail avec des fondations de médias et des organisations caritatives basées au Royaume-Uni. Au moment de son arrestation en avril, elle était en vacances en Iran. Elle était alors chef de projet pour la Fondation Thomson Reuters (TRF) et gérait des projets de formation dans le domaine des médias et du journalisme dans plusieurs pays dont le Liban, la Jordanie, le Maroc et le Myanmar, et préparait des demandes de financement. Des médias gérés par l’État ont affirmé qu’elle était une « espionne » de la TRF et que la TRF défendait les intérêts des pays occidentaux en faisant la promotion de la démocratie « de type occidental » dans des pays en développement et facilitait par conséquent « l’érosion des cultures et traditions locales ». Amnesty International croit savoir que la TRF n’a aucun projet concernant l’Iran. Au mois de juin, le responsable de l’appareil judiciaire de la province de Kerman a déclaré que

Nazanin Zaghari Ratcliffe avait « mené des actions portant atteinte à la sécurité du pays lors de la sédition de 2009 [référence aux soulèvements ayant suivi les élections présidentielles] en créant de nombreux sites Internet et en organisant des campagnes médiatiques ». Ces accusations se basent uniquement sur le poste d’employée administrative qu’elle occupait il y a sept ans à Londres au sein de BBC Media Action, dans le cadre d’un projet de formation de jeunes journalistes en Afghanistan et en Iran.

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