Écrire Une militante contre la peine de mort arrêtée avec brutalité

Atena Daemi, défenseure iranienne des droits humains et militante contre la peine de mort, a été arrêtée avec brutalité le 26 novembre et emmenée à la prison d’Evin, où elle purge actuellement une peine de sept ans. Cette femme est une prisonnière d’opinion, détenue en raison de son travail en faveur des droits humains.

Atena Daemi, militante contre la peine de mort et défenseure des droits humains, a été arrêtée le 26 novembre 2016. Trois pasdaran (gardiens de la révolution) ont effectué une descente au domicile de ses parents et l’ont emmenée à la prison d’Evin, où elle purge actuellement une peine de sept ans. Dans une lettre qui a filtré le 1er décembre, elle a déclaré que les agents qui l’avaient arrêtée l’avaient rouée de coups et avaient vaporisé du poivre sur elle lorsqu’elle avait insisté, pourtant de manière pacifique, pour qu’ils produisent un mandat d’arrêt. Elle a indiqué que sa sœur avait reçu un coup de poing à la poitrine parce qu’elle avait tenté de s’interposer. Elle a aussi expliqué que, sur le chemin de la prison, les pasdaran lui avaient bandé les yeux, avaient menacé à plusieurs reprises d’engager de nouvelles poursuites contre elle et lui avaient dit qu’ils avaient « concocté un plan pour [lui] ôter de l’esprit toute idée d’être libérée de prison un jour ».

Atena Daemi a été condamnée à sept ans d’emprisonnement pour avoir défendu, pourtant pacifiquement, les droits humains, notamment pour avoir publié des messages dénonçant les exécutions ordonnées par les autorités sur Facebook, peint des slogans contre la peine de mort sur des murs, distribué des tracts contre la peine de mort, participé à une manifestation pacifique contre l’exécution d’une Iranienne du nom de Reyhaneh Jabbari en 2014, s’être rendue sur le lieu de sépulture des personnes tuées pendant les manifestations qui avaient fait suite à l’élection présidentielle de 2009 et avoir envoyé des informations sur les violences infligées aux prisonniers politiques à des groupes de défense des droits humains basés à l’étranger. Dans le jugement rendu en avril 2015, la 28e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran a estimé que ces activités pacifiques étaient des éléments attestant les charges suivantes : « rassemblement et collusion en vue de porter atteinte à la sécurité nationale », « propagande contre le régime » et « outrage au guide suprême ».

Atena Daemi a été arrêtée pour la première fois en octobre 2014. Elle a été détenue dans la section 2A de la prison d’Evin, dirigée par les pasdaran, pendant 86 jours, dont 51 à l’isolement. Elle n’a pas été autorisée à consulter d’avocat pendant cette période, alors qu’elle a été interrogée à plusieurs reprises. En mars 2015, la 28e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran l’a condamnée à 14 ans d’emprisonnement à l’issue d’un procès inique qui n’a duré que 15 minutes. En septembre 2016, la 36e chambre de la cour d’appel de Téhéran a ramené sa peine à sept ans.

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