Écrire Une pratiquante du Fa Lun Gong placée en détention pour une durée indéterminée

Un juge a demandé au procureur de rassembler plus de preuves pour le procès de Chen Huixia, une pratiquante du Fa Lun Gong accusée de « pratiquer un culte malfaisant en vue de saper l’application des lois ». Après une audience dans la province du Hebei le 12 mai 2017, son procès a été suspendu pour une durée indéterminée. Détenue arbitrairement depuis le 3 juin 2016, Chen Huixia a été torturée et n’a pas vu sa famille depuis plus d’un an.

L’avocat de Chen Huxia a informé sa famille de l’audience moins de deux jours avant la date où elle devait avoir lieu (le 12 mai 2017) dans la province du Hebei (nord de la Chine). Le tribunal n’a autorisé qu’un membre de la famille et un ami à assister au procès, affirmant que seules trois personnes, dont l’avocat de la défense, étaient autorisées à être présentes.

Durant cette audience de trois heures, la police a fait sortir Chen Huixia du tribunal à deux reprises. Son avocat n’a pas pu l’accompagner. Il a soutenu pendant l’audience que les preuves fournies par la police avaient été obtenues sous la torture et devaient donc être exclues. Sans dire que les preuves obtenues sous la torture seraient inadmissibles par un tribunal, le juge a néanmoins demandé au procureur de réunir plus de preuves et a reporté le procès jusqu’à nouvel ordre. Depuis lors, la famille de Chen Huixia n’a reçu aucune information à son sujet et n’a pas pu lui rendre visite une seule fois depuis que la police l’a emmenée, le 3 juin 2016.
Dans la transcription d’un interrogatoire mené le 15 décembre 2016 que sa fille n’a pu se procurer que récemment, Chen Huixia précisait la façon dont elle avait été torturée. D’après son témoignage, la police l’a sanglée à une chaise en acier dans un « centre de lavage de cerveau » (un centre de détention arbitraire créé pour forcer les pratiquants du Fa Lun Gong à renoncer à leurs croyances) du 17 juin au 16 juillet 2016, et l’a empêchée de dormir pendant 30 jours. Lorsque Chen Huixia a demandé à la procureure chargée d’enquêter sur cette affaire si cela s’apparentait à de la torture, elle lui a répondu que non.

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