Écrire Une prisonnière d’opinion privée de soins vitaux

La militante des droits humains Hanan Badr el Din, actuellement incarcérée pour des accusations fallacieuses pour avoir dénoncé les disparitions forcées en Égypte, est privée des soins médicaux dont elle a besoin. Elle est atteinte d’une maladie génétique et son état de santé se dégrade rapidement. Prisonnière d’opinion, Hanan Badr el Din doit être libérée sans délai.
La militante des droits humains incarcérée Hanan Badr el Din, qui est atteinte de la fièvre méditerranéenne familiale (maladie génétique qui provoque des fièvres et des inflammations douloureuses dans l’abdomen, les poumons et les articulations), est privée des soins médicaux dont elle a besoin, ce qui peut constituer une forme de torture ou de mauvais traitements. Son état de santé se détériore rapidement et elle risque une insuffisance rénale parce qu’elle est privée des soins nécessaires.
Hanan Badr el Din recevait régulièrement ses médicaments grâce à sa famille jusqu’à ces dernières semaines. Pourtant, il y a peu, les autorités carcérales ont informé sa famille qu’elles n’accepteront plus que les ordonnances ou les diagnostics des hôpitaux publics. La famille d’Hanan Badr el Din a déclaré à Amnesty International que les hôpitaux publics refusent de fournir un diagnostic aux détenus et que les autorités carcérales refusent de la transférer vers un hôpital extérieur à la prison.
De ce fait, Hanan Badr el Din est privée des soins nécessaires et des médicaments spécifiques dont elle a besoin. En conséquence, son état de santé s’est considérablement détérioré ces deux dernières semaines. Selon sa famille, elle souffre de telles douleurs aux poignets qu’elle ne peut plus écrire. Elle souffre aussi de fièvres tous les trois à quatre jours et a perdu beaucoup de poids. Les autorités carcérales lui permettent seulement de se rendre à l’hôpital de la prison, qui est mal équipé et dont le personnel en sous-effectif n’est pas formé pour répondre à ses besoins spécifiques. Hanan Badr el Din partage sa cellule avec 19 détenues, et il n’y a qu’un lit pour deux. L’accès à de l’eau propre pour boire et se laver est insuffisant.
Un juge renouvelle la détention d’Hanan Badr el Din tous les 45 jours environ. Lors de la prochaine audience le 5 février, le juge décidera de la remettre en liberté ou de renouveler sa détention pour 45 jours supplémentaires. Hanan Badr el Din est une prisonnière d’opinion et elle doit donc être libérée immédiatement et sans condition.

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