Écrire Une prisonnière d’opinion soumise a des sanctions

Les autorités pénitentiaires ont soumis la militante des droits humains Trần Thị Nga à des sanctions pour « désobéissance aux règles pénitentiaires », sans donner de justification. Il lui est interdit de voir sa famille et l’unique appel téléphonique mensuel auquel elle a droit est encadré par de fortes restrictions, ce qui fait que sa situation suscite de vives inquiétudes. Détenue depuis janvier 2017, Tran Thi Nga est une prisonnière d’opinion et doit être libérée immédiatement et sans condition.

Les autorités pénitentiaires ont récemment indiqué à la famille de Trần Thị Nga que celle-ci faisait l’objet de sanctions pour « désobéissance aux règles pénitentiaires », sans fournir de document expliquant ce qui lui était reproché. En raison de ces sanctions, tous les droits de visite de Trần Thị Nga sont suspendus depuis le 28 juillet 2018 et ces trois derniers mois, elle n’a été autorisée à passer que trois appels téléphoniques à son frère. La durée de chaque conversation est limitée à cinq minutes et Trần Thị Nga n’a le droit de parler ni d’elle-même, ni de ses conditions de détention. Ne pouvant s’assurer elle-même que Tran Thi Nga est en bonne santé, sa famille est toujours très inquiète pour son bien-être et sa sécurité, d’autant plus que Tran Thi Nga a été battue et menacée de mort par des codétenues cette année.

Trần Thị Nga, également connue par le surnom de « Thúy Nga », a été arrêtée et accusée de « propagande contre l’État » en janvier 2017, après avoir participé à des manifestations pacifiques à la suite de la catastrophe écologique de Formosa en 2016. Le 25 juillet 2017, le tribunal de Hà Nam, une province du nord du Viêt-Nam, a condamné Trần Thị Nga à neuf ans d’emprisonnement et à cinq ans d’assignation à domicile.

En février 2018, Trần Thị Nga a été transférée dans la prison de Gia Trung, à 1 300 kilomètres de son domicile, tactique couramment utilisée par les autorités vietnamiennes pour punir plus durement encore les prisonniers d’opinion. Malgré les difficultés logistiques que pose le trajet vers la prison, le mari de Tran Thi Nga a dit qu’il essaierait à nouveau de s’y rendre le mois prochain pour se renseigner sur le sort de sa femme.

Tran Thi Nga est incarcérée alors qu’elle n’a fait qu’exercer sans violence son droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique, il s’agit donc d’une prisonnière d’opinion.

Action terminée

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Continuons à agir

Stop à la campagne de répression contre les ONG en Inde

Signez notre pétition pour faire savoir au Premier Ministre, Narendra Modi qu’il doit impérativement laisser Amnesty Inde, ainsi que les toutes organisations et militants, travailler librement pour le respect les droits humains.