Écrire Une quatrième condamnation à mort prononcée juste avant la nouvelle année

Kiryl Kazachok a été condamné à mort par le tribunal régional de Gomel, dans le sud-est du Bélarus, le 28 décembre. Il s’agit de la quatrième condamnation à mort prononcée au Bélarus en 2016.

Kiryl Kazachok a été condamné à mort par le tribunal régional de Gomel, dans le sud-est du Bélarus, le 28 décembre. Il a été déclaré coupable de l’homicide de ses deux enfants le 31 janvier 2016. Il a appelé la police à la suite de leur mort, avant de tenter de mettre fin à ses jours.

Son avocat va faire appel de sa condamnation. Si la Cour suprême confirme la sentence, Kiryl Kazachok sollicitera directement la grâce du président. Il est fort probable que sa condamnation soit confirmée et son recours en grâce rejeté ; il risquerait alors d’être exécuté peu après.

Au Bélarus, aucun avertissement n’est donné quant à la date et l’heure de l’exécution et les proches ne sont pas autorisés à voir le condamné une dernière fois. Les personnes condamnées à mort sont exécutées d’une balle dans la nuque. Aux termes du droit bélarussien, le corps n’est pas restitué à la famille pour qu’elle puisse l’enterrer, et le lieu d’inhumation n’est pas divulgué.

Le Bélarus est le dernier pays d’Europe et d’Asie centrale appliquant encore la peine de mort.

Amnesty International s’oppose à la peine de mort en toutes circonstances, sans exception. Ce châtiment viole le droit à la vie, inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Il s’agit du châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant qui soit.

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