Écrire Vague de détentions d’étudiant.e.s et de militant.e.s

Les placements en détention de leaders étudiants et d’autres personnes engagées dans la défense des droits sociaux sont en augmentation au Nicaragua, alors que le gouvernement persiste dans sa stratégie de persécutions et de poursuites judiciaires à caractère punitif à l’égard de celles et ceux qui participent aux manifestations organisées un peu partout dans le pays.

La stratégie de persécutions et de poursuites qu’a adoptée le gouvernement nicaraguayen pour réprimer les participantes et participants aux manifestations qui ont actuellement lieu dans tout le pays s’est intensifiée cette semaine. Des dizaines de nouvelles arrestations ont eu lieu, dont celles d’Amaya Coppens (23 ans), de nationalité belge et nicaraguayenne, étudiante en médecine et dirigeante du mouvement étudiant, et de Sergio Midence (30 ans), appréhendé en même temps qu’elle dans la ville de León (nord-ouest) le 10 septembre. La police a affirmé dans les médias que ces personnes étaient responsables, entre autres, d’actes de « terrorisme », d’« incendie criminel », d’« agressions » et de « détention illégale d’armes à feu ». Elles n’ont pas encore été présentés officiellement à un tribunal.
Elles viennent grossir le nombre des leaders et militants sociaux (plus de 400, selon des organisations de la société civile locales et internationales) qui ont été arrêtés dans le contexte du mouvement de protestation sociale. Des personnes sans aucune affiliation et non militantes (paysan.ne.s, féministes, étudiant.e.s, commerçant.e.s et autres) participent également à ces manifestations.

Le Centre nicaraguayen des droits humains (CENIDH) a signalé que ces placements en détention récents ne respectaient pas les garanties d’une procédure régulière, notamment pour les raisons suivantes : des groupes armés progouvernementaux ont été utilisés pour réaliser des arrestations, des policiers se sont introduits sans mandat chez des particuliers, et des personnes arrêtées ont été présentées à un juge au-delà du délai maximum de 48 heures prévu par la loi, entre autres pratiques assimilables à des détentions arbitraires. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme s’est dit préoccupé par le fait que ces nouvelles arrestations montraient la persistance d’une politique de détentions arbitraires dénoncée dans son récent rapport sur les violations des droits humains au Nicaragua dans le contexte des manifestations.

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