Écrire Vote imminent sur l’avortement à la chambre des députés

Le Congrès de la République dominicaine doit se prononcer en juillet sur une réforme partielle des dispositions du Code pénal relatives à l’avortement. Il ne faut pas que les législateurs permettent une régression des droits des femmes.

À la suite de la récente élection présidentielle, la Chambre des députés, chambre basse du Congrès, examine de nouveau une proposition de réforme du Code pénal qui vise à dépénaliser l’avortement lorsque la vie de la femme ou de la jeune fille enceinte est en jeu, le fœtus n’est pas viable hors de l’utérus ou la grossesse découle d’un viol, y compris dans les cas d’inceste.

Le vote devrait intervenir entre le 5 et le 25 juillet. Des démarches avaient été engagées en vue de l’adoption d’une proposition similaire en 2014 mais des groupes conservateurs s’y étaient opposés en 2015. La Cour constitutionnelle leur avait donné gain de cause en déclarant le processus inconstitutionnel et avait demandé au Congrès de suivre la voie parlementaire habituelle pour réviser le Code pénal. Cette fois, il est nécessaire que la Chambre des députés, le Sénat et le président de la République approuvent les réformes.

En République dominicaine, l’interdiction totale de l’avortement continue de coûter la vie à des femmes et des jeunes filles alors que leur décès pourrait être évité. C’est le cas de Rosaura Almonte (appelée Esperancita dans les médias), morte en 2012. Atteinte d’une leucémie, elle n’a pas bénéficié de la chimiothérapie qui aurait pu la sauver parce qu’elle était enceinte de sept semaines et que le traitement dont elle avait besoin aurait eu des conséquences pour le fœtus. Les médecins ont retardé sa prise en charge car l’avortement et les personnes qui facilitent cet acte sont passibles de sanctions pénales.

Il faut que le président Danilo Medina et les législateurs maintiennent leur position sur la question et dépénalisent l’avortement dans les trois cas acceptés en 2014, qui sont présentés dans le texte soumis au débat. Toute autre attitude entraînerait une régression des droits des femmes et des jeunes filles en République dominicaine.

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