Écrire Khadijeh Jahed, une épouse d’un footballeur iranien exécutée

Informations complémentaires sur l’AU 243/10, MDE 13/108/2010, 3 décembre 2010 Khadijeh Jahed, épouse « temporaire » d’un footballeur iranien, a été exécutée mercredi 1er décembre 2010 à la prison d’Evin. Elle avait été condamnée à mort pour le meurtre présumé d’une épouse « permanente » de son mari. Khadijeh Jahed, également appelée Shahla, a été pendue à l’aube dans la cour de la prison d’Evin, à Téhéran. La famille d’une épouse « permanente » de son mari ne lui a pas pardonné et, selon des informations fournies par l’Agence de presse des étudiants iraniens, c’est le frère de la victime qui a poussé du pied le tabouret sur lequel Khadijeh Jahed se tenait pour l’exécution. En Iran, une personne reconnue coupable de meurtre n’est pas autorisée à solliciter une grâce ou une commutation auprès de l’État. Ceci constitue une violation de l’article 6(4) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel l’Iran est un État partie. La famille d’une victime de meurtre a le choix entre exiger l’exécution de l’accusé ou lui pardonner, en échange d’une compensation financière, la diya. Abdolsamad Khorramshahi, l’avocat de Khadijeh Jahed, était présent lors de l’exécution. Il a par la suite déclaré à la Campagne internationale pour les droits humains en Iran : « je ne peux pas y croire. Je ne me sens pas bien. Shahla n’a pas cessé de pleurer ; elle n’a rien dit. Je me suis approché d’elle et lui ai dit de parler, mais elle a simplement pleuré. Les membres de la famille de la victime n’ont donné leur accord qu’à la (...)

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