Écrire De jeunes militants risquent trois années d’emprisonnement

Après avoir été détenus plus de 160 jours au secret, Grâce Tshiunza, Mino Bopomi, Cédric Kalonji et Carbone Beni, de jeunes militants pour la démocratie, ont été déférés à la justice le 19 juin et inculpés. Ils avaient tous les quatre été arrêtés à Kinshasa, le 30 décembre 2017, alors qu’ils appelaient la population à participer à une manifestation pacifique organisée par le Comité laïc de coordination (CLC) de l’Église catholique.

Les jeunes militants Grâce Tshiunza, Mino Bopomi, Cédric Kalonji et Carbone Ben, ainsi que Palmer Kabeya, tous membres du mouvement citoyen Filimbi, ont été présentés à un tribunal de Kinshasa, le 19 juin. Ils ont tous les cinq étés inculpés d’« offense à la personne du chef de l’État » et d’« incitation à la désobéissance civile ». S’ils sont déclarés coupables, ils risquent jusqu’à trois ans d’emprisonnement. Ils doivent comparaître le 9 août.

Arrêté le 23 décembre 2017, Palmer Kabeya a été placé en détention dans les locaux du service de renseignement militaire (la Détection militaire des activités anti-patrie, DEMIAP), à Kinshasa. Les quatre autres militants ont été arrêtés le 30 décembre 2017 et incarcérés dans différents centres de détention de l’Agence nationale de renseignements (ANR). Les personnes citées ont été arrêtées alors qu’elles appelaient la population à participer à une manifestation pacifique pour réclamer l’application totale de l’Accord du 31 décembre 2016 visant à garantir une élection « inclusive, pacifique et crédible ». Cette manifestation était organisée par le CLC.

Carbone Beni a été hospitalisé le 1er mai à la suite de la détérioration de son état de santé durant sa détention dans un des centres de l’ANR. On lui a diagnostiqué une appendicite et une hernie. Il a alors été opéré à l’hôpital Ngaliema, d’où il est sorti le 6 mai.

Le 8 juin, les cinq militants ont été conduits dans les services du procureur général à Kinshasa pour y être interrogés. Le lendemain, ils ont tous étés transférés à la prison de Makala, où ils restent détenus à ce jour.
Filimbi est l’un des mouvements citoyens qui font le plus activement campagne pour que le président Joseph Kabila quitte le pouvoir, étant donné qu’il a achevé ses deux mandats consécutifs autorisés par la Constitution en décembre 2016.

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