Écrire Cambodge. Deux femmes, Yorm Bopha et Tim Sakmony, risquent la prison pour avoir défendu les droits au logement

AU 360/12, ASA 23/020/2012, 17 décembre 2012 ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 28 JANVIER 2013. Vérifiez auprès de votre section s’il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci. Deux défenseures cambodgiennes des droits humains vont être jugées le 26 décembre. Elles encourent de six mois à cinq ans d’emprisonnement. Yorm Bopha et Tim Sakmony, militantes en faveur des droits au logement, vivent dans deux quartiers différents de Phnom Penh, la capitale. Ce sont des prisonnières d’opinion. Yorm Bopha a été arrêtée le 4 septembre 2012 et Tim Sakmony, le lendemain, dans le cadre de deux affaires distinctes. Elles sont détenues à la prison de Prey Sar (CC2), à Phnom Penh. Elles doivent être jugées le 26 décembre à 14 heures dans des salles différentes du tribunal municipal de Phnom Penh. Yorm Bopha a été inculpée de « violences volontaires avec circonstances aggravantes » en vertu de l’article 218 du Code pénal cambodgien. Son mari, Luos Sakhorn, a été arrêté et inculpé avant d’être finalement libéré sous caution. La date du procès de cet homme n’a pas été décidée. Les deux époux sont accusés d’avoir agressé, environ un mois avant leur arrestation, une personne soupçonnée de voler des rétroviseurs mais ils nient les faits qui leurs sont reprochés. Tim Sakmony, grand-mère de 65 ans, a été inculpée de « fausse déclaration » en vertu de l’article 633 du Code pénal. Au nom de son fils handicapé, elle avait fait une demande auprès de l’entreprise Phanimex, qui réhabilite le quartier de Borei Keila, à Phnom Penh, (...)

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