Écrire République du Congo. Des enseignants détenus sans inculpation pour avoir fait grève.

AU 104/13, AFR 22/001/2013, 24 avril 2013 ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 4 JUIN 2013 Deux enseignants ont été arrêtés à Brazzaville, au Congo, les 18 et 19 avril, en lien avec une grève pacifique qui dure depuis le 25 février. Ils n’ont été inculpés d’aucune infraction et Amnesty International les considère comme des prisonniers d’opinion, détenus uniquement pour avoir exercé leurs droits à la liberté d’expression et d’association. Hilaire Eyima, responsable du département de français du Lycée de la Révolution, a été arrêté à son domicile par des policiers en civil le 18 avril 2013 vers 19 h 00. Il a été emmené au siège de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), où il est toujours détenu. Il a été informé qu’il avait été arrêté pour avoir diffusé par SMS des informations sur la grève des enseignants. Il n’a été officiellement inculpé d’aucune infraction pénale ; sa famille a pu lui rendre visite, mais il n’a pas été autorisé à consulter un avocat. Claude Nzingoula, inspecteur à l’école de médecine de Brazzaville, a été arrêté sur son lieu de travail vendredi 19 avril 2013 et emmené également au siège de la DGST, où il se trouve toujours. Il n’a été inculpé d’aucune infraction ; on lui a seulement dit qu’il était arrêté en lien avec la grève des enseignants. Ces arrestations font suite à celles de membres d’une coalition de syndicats d’enseignants, la CPRE (Concertation pour la revalorisation de la profession d’enseignant). Le 25 février 2013, cette coalition a lancé un appel à la grève après l’échec des (...)

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