Anatole Zali : craintes de renvoi forcé

Anatole Zali, un Camerounais âgé de dix-huit ans, risque d’être très prochainement renvoyé de force dans son pays d’origine par les autorités suisses. Ce jeune homme affirme être gay, et l’homosexualité est illégale au Cameroun. S’il était renvoyé dans ce pays, il risquerait d’être emprisonné en raison de son orientation sexuelle ; Amnesty International le considérerait alors comme un prisonnier d’opinion. Anatole Zali est arrivé en Suisse le 3 février 2008 et a demandé l’asile au motif qu’il avait été menacé en raison de son orientation sexuelle. Au Cameroun, il aurait reçu des menaces de la part de policiers, d’abord à Yaoundé, la capitale, puis dans la ville de Douala, où il séjournait chez son cousin pour se protéger. Ce dernier a été appréhendé par la suite parce que la police le soupçonnait d’être homosexuel, et un mandat d’arrêt a été émis pour les mêmes motifs à l’encontre d’Anatole Zali. C’est alors que celui-ci a fui en Suisse pour échapper à son arrestation. Anatole Zali a demandé l’asile à l’aéroport de Zurich, mais il a été débouté le 14 février. Actuellement, aux termes de la législation suisse relative au droit d’asile, les demandeurs d’asile ne peuvent pas bénéficier d’une assistance juridique financée par l’État. Par conséquent, Anatole Zali a dû former lui-même un recours contre le rejet de sa demande d’asile, sans l’aide d’un avocat. Il n’a eu que cinq jours pour interjeter appel, conformément à la procédure suisse en matière d’asile. Il a été débouté de son appel. En vertu du droit international, notamment de (...)

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