Écrire Mozambique. Les droits des femmes menacés par le nouveau code pénal.

AU 42/14, AFR 41/001/2014, 25 février 2014 ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 15 MARS 2014 Les victimes de violences sexuelles au Mozambique risquent de ne pas pouvoir obtenir justice et de voir leurs droits bafoués par le projet d’amendement au Code pénal qui sera soumis au parlement en mars prochain. En mars 2014, l’Assemblée nationale du Mozambique étudiera un projet d’amendement au Code pénal, qui contient un article en vertu duquel les violeurs pourraient échapper à des poursuites en épousant leur victime. Le parlement pourrait approuver ce texte et le promulguer. Cet article prévoit la suspension des charges pénales pesant sur un individu accusé d’infractions sexuelles si celui-ci épouse la victime présumée. Il dispose également que toute sanction imposée sera suspendue et annulée au bout de cinq ans de mariage, à moins que l’accusé soit à l’origine du divorce ou de la séparation. Cette modification du Code pénal, qui pourrait être validée et promulguée lors de la prochaine session parlementaire de mars, représente une grave régression des droits des femmes, des jeunes filles et des fillettes dans le pays. Elle bafouerait les droits à l’accès à la justice, à l’intégrité physique, à la non-discrimination, ainsi que le droit des femmes, des jeunes filles et des fillettes de ne pas subir d’actes de torture ou de traitement cruel, inhumain ou dégradant. De plus, ce projet d’amendement comporte une disposition qui empêche l’engagement de poursuites pénales contre des délinquants sexuels supposés avant qu’une (...)

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