Écrire Une centaine de condamnés à mort, dont Amnesty International ignore l’identité

ASA 11/005/2008 - AU 122/08 La Cour suprême d’Afghanistan a confirmé une centaine de condamnations à mort prononcées par des tribunaux de première instance contre des personnes reconnues coupables de divers crimes, dont des meurtres, des viols, des enlèvements et des vols à main armée. Pour que leurs exécutions aient lieu, ces peines doivent être approuvées par le président Hamid Karzaï. Amnesty International craint que les autorités afghanes n’ôtent subitement la vie à des condamnés par vagues et en secret, comme elles l’ont fait en octobre 2007. Le 16 avril 2008, la Cour suprême a confirmé ces peines de mort sans révéler l’identité des personnes concernées, ni leur lieu de détention. D’après certaines informations fiables reçues par Amnesty International, les procédures judiciaires qui ont abouti à leur condamnation, du moins dans certains cas, étaient loin d’être conformes aux normes internationales d’équité. Parmi les irrégularités constatées figuraient une durée insuffisante pour laisser à l’accusé le temps de préparer sa défense, l’absence d’assistance juridique au cours des audiences, la présentation d’éléments de preuve peu convaincants au tribunal et le non-respect du droit de la défense à citer et interroger des témoins. Un juge de la Cour suprême, Abdul Rashid Rashed, aurait écarté les critiques concernant les procédures, en affirmant que ces procès avaient été « transparents ». Amnesty International, de même que d’autres groupes de défense des droits humains, l’Union européenne et les Nations unies, a déjà (...)

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