Écrire Arzhang Davoodi (h), 56 ans, enseignant et écrivain

MDE 13/087/2008 - AU 183/08 Le militant politique Arzhang Davoodi est privé de la possibilité d’interjeter appel devant la Cour suprême de la peine de quinze ans d’emprisonnement à laquelle il a été condamné pour avoir exercé, de manière pourtant pacifique, son droit à la liberté d’expression. Il a été torturé. Arzhang Davoodi, écrivain et directeur du centre d’enseignement culturel Parto-e Hekmat de Téhéran, a été arrêté en octobre 2003 pour avoir participé à la réalisation d’un documentaire télévisé intitulé Forbidden Iran (l’Iran interdit), dans lequel il dénonçait les violations des droits humains dans son pays. Il a été incarcéré dans un centre de détention dirigé par les pasdaran (gardiens de la révolution) jusqu’en mars 2004, passant plus de trois mois en isolement cellulaire. Il a ensuite été transféré à la prison d’Evin, à Téhéran, où il a été violemment battu et torturé : sa mâchoire et son omoplate ont été fracturées. Arzhang Davoodi n’a pas été inculpé pendant au moins un an. Dans une lettre datée de juillet 2005 rédigée depuis sa cellule, il indiquait qu’il avait été condamné à quinze ans d’emprisonnement et à 70 coups de fouet par un tribunal révolutionnaire (instance qui traite les infractions à la sécurité nationale). Il a été débouté de son appel. Il a été reconnu coupable d’avoir créé et dirigé une organisation opposée au gouvernement, écrit et publié un livre critiquant le régime iranien intitulé Manifesto for a Secular Iran (Manifeste pour un Iran laïque), organisé des actions visant à porter atteinte à (...)

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