Écrire Bahman Salimian, mineur délinquant aujourd’hui âgé de 27 ans

MDE 13/134/2008 - AU 252/08 Le mineur délinquant Bahman Salimian risque d’être exécuté de façon imminente. La 33e chambre de la Cour suprême l’a condamné à mort en vertu du principe de qisas (juste châtiment) pour le meurtre de sa grand-mère, commis en 1996, alors qu’il avait quinze ans. Son exécution devait avoir lieu le 28 août à la prison d’Ispahan, dans le centre de l’Iran, mais elle a été suspendue le 25 par les autorités judiciaires, afin de permettre de nouvelles tentatives de conciliation en vue d’obtenir le pardon du seul parent qui persiste à exiger que la peine capitale soit appliquée. Tout au long de son procès, Bahman Salimian a soutenu qu’il avait tué sa grand-mère,âgée de soixante-dix ans, afin de lui épargner des souffrances, après qu’elle eût parlé de mettre fin à ses jours. Compte tenu du caractère inhabituel du mobile, le juge de première instance a ordonné une évaluation psychologique de Bahman Salimian. Des experts ont conclu qu’il souffrait de troubles psychologiques, c’est pourquoi le juge l’a condamné à cinq ans d’emprisonnement et à la diya (compensation financière également appelée « prix du sang »), qui devra être réglée par ses parents. Certains membres de la famille de la grand-mère ont fait appel de cette décision et exigé la peine de mort ; ensuite, la 33e chambre de la Cour suprême a annulé le verdict du tribunal de première instance et Bahman Salimian a été condamné en vertu du principe de qisas. Le 25 août, Gholam Reza Ansari, le responsable des autorités judiciaires de la province (...)

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